‹ L'inflammation [electronic resource]Chapitre 35 sur 101 · I.OIO · texte numérisé non relu

I.OIO

nite tuberculeuse.

Friedreich . .

globules graisseux

Fille 10 ans, tuhercu- 1 lose ganglionnaire l pulmonaire et péri-

tonéale.

'Garçon 11 ans, péri-

"ITT

Hermann

S /nid t. . .

=,2.=,0 cellules (lu chyle

librine

tonite chronique, 1 double hydrocèle

chvleuse, adhérences 1 pleurâtes et péricar- 1 diques. Lésions pé-

ribronchiques ; abcès ^ cérébral.

Opposer.

ire ponction .

un peu de

fibrine coagu 1 é e

Femme 42 ans, car-

I,Ol8

, diaque, cirrhose du I foie ; péritonite

31,le ponction .

beaucoup de graisse

\ chronique, thrombose des veines ju-

srulaires et du canal

Mêhu.

thoracique.

Ier cas . . .

Mèhu.

Femme, cardiaque.

2me cas . . .

Homme, cirrhose hé-

M chu.

patique.

3me cas . . .

Veil.

quantité notable

Homme, cardiaque.

2,ne obs. due à

quantité

Chlore : 4,852,

( Tinrnpr

considéra-

Homme 47 ans, cir-

ble

Ph.Oo : 7,842(

rhose du foie.

Letulle. |

quantité

Ier cas . . .

notable

pas de cholestéi ine

Garçon 8 ans, affection cardiaque.

Letulle. \

Garçon 2 ans 1[2, cardiaque, loie tuméfié.

Enfant 13 ans, tu-

2IU° cas . . .

r,oo0 (à 130)

pas de cholestérine

W hit la . . .

berculose généralisée, lésions tuberculeuses du canal thoracique.

Straus.

Homme 61 ans, cancer

ire ponction .

de l'estomac et du péritoine ; rupture de deux vaisseaux

2ine ponction .

3me ponction .

chylifères, apoplexie chyleuse.

Grimbert

P. Macquaire.

Homme 70 ans.

(a) Albumine — 1L3 j- Caséine — H^.

(6) Albumine — 8,0 j Caséine — 9,0.

(c) Albumine = 8,920 J- Caséine — 11,6.

Si l'on recherche l'ensemble des données fournies par l'analyse chimique, on voit qu'il n'existe guère que deux observations, celles de Whitla et de Straus, qui puissent être comparées à peu près exactement à la moyenne des chiffres attribués au chyle proprement dit.

Par contre, les kystes chyleux produits par la rétention d'un vrai chyle dans les replis du mésentère, dont on doit à Tuffier (') deux belles observations (2) ne laissent pas l'ombre d'un doute quand on étudie leurs analyses chimiques.

L'analyse du premier kyste opéré par Tuffier, faite par M. Jardin (3), donne en effet :

Oliservalions

Kyste chyleux de mésentère . . .s

Matières grasses

On peut, croyons-nous, tirer des indications précieuses de ces analyses si discordantes : les épanchements de vrai chyle sont rares dans la grande cavité péritonéale; tout au plus pourrait-on admettre qu'un certain nombre des cas publiés sous le terme cVascîtes chyleuses a trait à des exemples à 'hydro-péritonite subaigûe compliquée de transsudation chyleuse (''). On expliquerait, peut-être ainsi la coïncidence

(*) Tuffier. — Bull. soc. de chirurgie, 1892.

(-) Kxefstadt. — « Kystes chyleux du mésentère ». Thèse, Paris, 1892. . (3) Jardin. — « Analyse d'un liquide de kyste chyleux ». Journ. pharm.et de chimie, 1892, ier mars n° 5, p. 247.

(4) Les hydrocèles laiteuses et la chylurie parasitaire causées par la filariose, permettent de penser au rôle possible de certains germes pathogènes dans la production

extrêmement fréquente de lésions matérielles, inflammatoires ou dégénératives, des organes abdominanx ou de la séreuse (') avec une grande quantité de liquide lactescent plus ou moins riche en graisse, souvent exempt de cholestérine.

L'ascite ordinaire, non chyliforme, contient de très faibles proportions de graisse, o gr. 10 à o gr. 12 pour 1000 d'après nos analyses d'ascyte (voy. Tableaux D et E).

Il est incontestable que l'épanchement lactescent, chyliforme représente une lésion curieuse, non banale, dans la production de laquelle la graisse rapidement émulsionnée joue un rôle capital.

D'où vient cette graisse ? Elle est capable de reparaître le plus souvent d'une manière presque indéfinie et continue, parfois au contraire d'une façon intermittente, au fur et à mesure des ponctions successives rendues nécessaires par l'afflux, lent ou rapide, de nouvelles quantités d'ascite.

A vrai dire, la théorie qui met en cause l'irruption du chyle dans le péritoine est de beaucoup la plus simple. Malheureusement, elle ne se base que sur un petit nombre d'observations, rarement aussi parfaites que celles de M. Straus ; et d'ailleurs, elle ne peut expliquer à elle seule

d'un épanchement ascitique lactescent. Une observation de Winkel ('), citée par tous les auteurs, a trait à la veuve d'un missionnaire, atteinte d'ascite chyleuse, revenant de Surinam, après un séjour de plusieurs années. Dans ce cas, il serait malaisé d'affirmer que la filaire était la cause de l'épanchement ascitique, à l'instar dés hydrocèles laiteuses si communes chez les habitants des Antilles. Cependant l'origine parasitaire des épanchements chyliformes ne doit pas être considérée comme une simple idée théorique. Les nombreux cas où la tuberculose abdominale intervient, sont là pour démontrer que l'origine parasitaire ou microbienne des épanchements chyliformes des séreuses mérite quelque considération et sollicite de nouvelles recherches.

D'autre part, la rapidité avec laquelle la graisse s'émulsionne en quelques heures dans les urines chyleuses de la fila riose offre un intérêt considérable à cet égard.

{l) Winckel. — Deutsch. Arch. f. Klim, Med. 1876, T. XVII.

toutes les observations d'ascites, de pleurésies et de vaginalites envieuses ou chyliformes.

Pour le moment, la question me paraît encore en suspens ; de nouvelles observations seront sans doute plus décisives. Tout ce qu'on peut faire remarquer, et cette indication aura peut-être un jour une réelle importance, c'est l'extrême prédilection des ascites chyleiises pour l'enfance et l'adolescence ('), et sa grande rareté dans la vieillesse.

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