‹ L'influence d'un livre [microforme]Chapitre 15 sur 20 · SHAKESPEARE · texte numérisé non relu

SHAKESPEARE

Parmi les nombreux personnages groupés autour de l’âtre vrûlant de l’immense cheminée, était un vieillard qui paraissait accablé sous le poids des ans. Assis sur un banc très-bas, il tenait un bâton, à deux mains, sur lequel il appuyait sa tête chauve. Il n’était nullement nécessaire d’avoir

remarqt parmi le d’en jug être de l'avait v les con:

citation:

du dois quelque rentrant mes off C'était gardait pensées et Amar favori.

surtout inutilem esprits

Quelque vieillard

sévères.

remarqué la besace, près de lui, pour le classer sarint de mendiants. Autant qu’il était possible d’en juger dans cette attitude, cet homme devait être de la plus haute statue. Le maître du logis l'avait vainement sollicité de prendre place parmi les convives ; il n’avait répondu à ses vives sollicitations que par un sourire amer et en montrant du doigt sa besace. C’est un homme qui fait quelques grandes pénitences, avait dit l’hôte, en rentrant dans la chambre à souper, car malgré mes offres, il n’a voulu manger que du pain.

C'était donc avec un certain respect que l’on regardait ce vieillard qui semblait absorbé dans ses pensées. La conversation s’engagea néanmoins, et Amand eut soin de la faire tourner sur son sujet favori. Oui, Messieurs, s’écria-t-il, le génie et surtout les livres n’ont pas été donnés à l’homme inutilement ! avec les livres on peut évoquer les esprits de l’autre monde ; le diable même.

Quelques incrédules secouèrent la tête, et le vieillard appuya fortement la sienne sur son bâton.

—Moi-même, reprit Amand, il y a environ six mois, j’ai vu le diable sous la forme d’un cochon.

Le mendiant fit un mouvement d’impatience et regarda tous les assistans.

SPEARE.

upés au —C'était donc un cochon, s’écria, un jeune ée, était£ clerc notaire, bel esprit du lieu. le poids Le vieillard se redressa sur son banc, et l’inditenait U1E gnation la plus marquée parut sur ses traits 1t sa têttE sévères.

d’avoir

— Allons, monsieur Amand, dit le jeune clerc notaire, il ne faudrai: jamais avoir mis le nez dans la science pour ne pas savoir que toutes ces histoires d’apparitions ne sont que des contes que les grand’-mères inventent pour endormir leurs petits enfans.

Ici, le mendiant ne put se contenir davantage : —Et moi, monsieur, je vous dis qu’il y a des apparitions, des apparitions terribles, et j’ai lieu d’y croire, ajouta-t-il, en pressant fortement ses deux mains sur sa poitrine.

—À votre âge, père, les nerfs sont faibles, les facultés affaiblies, le manque d’éducation, que sais-je, répliqua l’érudit.

—À votre âge! à votre âge ! répéta le mendiunt, ils n’ont que ce mot dans la bouche. Mais, monsieur le notaire, à votre âge, moi, J'étais un homme ; oui, un homme. Regardez, dit-il, en se levant avec peine, à l’aide de son bâton; regardez, avec dédain même, si c’est votre bon plaisir, ce visage étique, ces yeux éteints, ces bras décharnés, tout ce corps amaigri; ch bien, monsieur, à votre âge, des muscles d’acier fesaient

mouvoir ce corps qui n’est plus aujourd’hui qu’un k

spectre ambulant. Quel homme osait alors, con tinua le vieillard, avec énergie, se mesurer avec Rodrigue, ::rnommé bras-de-fer ? et quant à l'éducation, sans avoir mis, aussi souvent que vous, le nez dans la science, j’en avais assez pour €xercer une profession honorable, si mes passions ne m’eussent aveuglé ; eh bien, monsieur, à vingt:

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cinq ans une vision terrible, et il y a de cela soixante ans passés, m’a mis dans l’état de marasme où vous me voyez. Mais, mon Dieu, s’écria le vieillard, en levant, vers le ciel, ses deux mains décharnées : si vous m’avez permis de traîner une si longue existence ; c’est que votre justice n’était pas satisfaite ! Je n’avais pas expié mes crimes horribles ! Qu'ils puissent enfin s’effacer, et je croirai ma pénitence trop courte !

Le vieillard, épuisé par cet effort, se laissa tomber sur son siége, et des larmes coulèrent le long dé ses joues étiques.

— Ecoutez, père, dit l’hôte, je suis certain que monsieur n’a pas eu intention de vous faire de la peine.

—Non, certainement, dit le jeune clerc, en tendant la main au vieillard, pardonnez-moi ; ce n’était qu’un badinage.

—Comment ne vous pardonnerais-je pas, dit le mendiant, moi qui ai tant besoin d’indulgence.

—Pour preuve de notre réconciliation, dit:le jeune homme, racontez-nous, s’il vous plaît, votre histoire.

—J’y consens, dit le vieillard, puisque Ja morale qu’elle renferme peut vous être utile, et il commença ainsi son récit :—

À vingt ans j'étais un cloaque de tous les vices réunis : querelleur, batailleur, ivrogne, débauché, jureur et blasphémateur infâme, mon père, après avoir tout tenté pour me corriger, me maudit, et mourut ensuite de chagrin. Me trouvant sans

ressource, après avoir dissipé mon patrimoine, je fus trop heureux de trouver du service comme simple engagé de la compagnie de Labrador.

C'était au printemps de l’année 17—, il pouvait être environ midi, nous descendions dans la goëlette {a Catherine, par une jolie brise ; j'étais assis sur la lisse du gaillard d’arrière, lorsque le capi-

taine assembla l’équipage et lui dit : ah ça, en.

fans, nous serons, sur les quatre heures, au poste du diable ; qui est celui d’entre vous qui y res tera ? Tous les regards se tournèrent vers moi, et tous s’écrièrent unanimement : ce sera Rodrigu: Bras-de-fer. Je vis que c’était concerté ; je serrai les dents avec tant de force que je coupai en deux le manche d’acier de mon calumet, et frappant avec force sur la lisse, où j'étais assis, je répondis dans un accès de rage: oui, mes mille tonnerres, oui, ce sera moi ; car vous seriez trop lâches pour en faire autant; je ne crains ni Dieu, ni diable, et quand satan y viendrait je n’en aurais pas peur. Bravo ! s’écrièrent-ils tous. Huzza! pour Rodrigue. Je voulus rire à ce compliment ; mais mon ris ne fut qu’une grimace affreuse, et mes dents s’entre-choquèrent comme dans un violent accès de fièvre. (Chacun alors m’offrit un coup, et nous passâmes l’après-midi à boire. Ce poste de peu de conséquence était toujours gardé, pendant trois mois, par un seul homme qui y fesait la chasse et la pêche, et quelque petit trafic avec les sauvages. C’était la terreur de tous les engagés, et tous ceux qui y avaient resté, avaient

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raconté dss choses étranges de cette retraite solitaire ; de là, son nom de: Poste du diable— en sorte que depuis plusieurs années on était convenu de tirer au sort pour celui qui devait l’habiter. Les autres engagés qui connaissaient mon orgueil savaient bien qu’en me nommant unanimement, la honte m’empêcherait de refuser, et par là, ils s'exemptaient d'y rester eux-mêmes, et se débarrassaient d’un compagnon brutal, qu’ils redoutaient tous.

Vers les quatre heures, nous étions vis-à-vis le poste dont le nom me fait encore frémir, après un laps de soixante ans, et ce ne fut pas sans une grande émotion, que j’entendis le capitaine donner l'ordre de préparer la chaloupe. Quatre de mes compagnons me mirent à terre avec mon coffre, mes provisions et une petite pacotille pour échanger avec les sauvages ; et s’éloignèrent aussitôt de ce lieu maudit. Bon courage ! bon succès ! s'écrièrent-ils, d’un air moqueur, une fois éloignés du rivage. Que le diable vous emporte tous mes !.... que j'accompagnai d’un juron épouvantable. Bon, me cria Joseph Pelchat, à qui J'avais cassé deux côtes, six mois auparavant ; bon, ton ami le diable te rendra plus tôt visite qu’à nous. Rappelle-toi, ce que tu as dit. Ces paroles me firent mal. Tu fais le drôle, Pelchat, lui criais-je ; mais suis bien mon conseil, fais-toi tanner la peau par les sauvages ; car si tu me tombes sous la patte dans trois mois, jete jure par....(autre exécrable juron,) qu’il ne t’en restera pas assez

sur ta maudite carcasse, pour raccommoder mes souliers. Et quant à toi, me répondit Pelchat, lc

diable n’enlaissera pas assez sur la tienne pour enk

faire la babiche. Ma rage était à son comble! Je saisis un rali1, que je lançai avec tant de force et «'auresse, malgré l’éloignement de la terre, qu’il frappa à la tête le malheureux Pelchat

et l’étendit, sans connaissance, dans la chaloupe.| . H 9° j'avais

Il Patué ! s’écrièrent ses trois autres compagnons, un seul lui portant secours tandis que les deux autres fesaient force de rames pour aborder la goëlette. Je crus, en effet, lavoir tué, et je ne cherchai qu’à me cacher dans le bois, si la chaloupe revenait à terre ; mais une demi-heure après, qui me parut un siècle, je vis la goëlette mettre toutes ses voiles et disparaître. Pelchat

n’en mourut pourtant pas subitement, il languit pendant trois années, et rendit le dernier soupir

en pardonnant à son meurtrier. Puisse Dieu me pardonner, au jour du jugement, comme ce bon jeune homme le fit alors.

Un peu rassuré, par le départ de la goëlette, sur les suites de ma brutalité ; car je réflérissais que si j’eusse tué ou blessé Pelchat mort:iier:ent, on serait venu me saisir, je m’acheminai vers ma nouvelle demeure. (C’était une cabane d’environ vingt picds carrés, sans autre lumière qu’un carreau de vitre au sud-ouest, deux petits tambours y étaient adossés; en sorte que cette cabane avait trois portes. Quinze lits, ou plutôt grabats,

étaient rangé: autour de la pièce principale. Jef

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m'abstiendrai de vous donner une description du reste ; Ça n’a aucun rapport avec mon hisivire.

J'avais bu beaucoup ‘’eau-de-vie pendant la journée, et je continuai à boire pour m’étourdir sur ma triste situation ; en effet, j'étais seul sur une plage éioignée de toute habitation ; seul avec ma conscience ! et, Dieu, quelle conscience ! Je sentais le bras puissant de ce même Dieu, que javais bravé ei blasphèmé tant de fois, s’appesantir sur MOI ; j'avais un poids énorme sur la poitrine. Les seules créatures vivantes, compagmons de ma sollicitude, étaient deux énormes chiens de Terre-Neuve : à peu-près aussi féroces que leur maître. On m'avait laissé ces chiens pour faire la chasse aux ours rouges, très-communs dans cet endroit.

Il pouvait ê re neuf heures du soir. J'avais soupé, je fumais ma pipe, près de mon feu, et mes deux chiens dormaient à mes côtés ; la nuit était sombre et silencieuse, lorsque, tout-à-coup, jentendis un hurlement si aigre, si perçant, que mes cheveux se hérissèrent. Ce n’était pas le hurlement du chien ni celui plus affreux du loup ; était quelque chose de satanique. Mes deux chiens y répondirent par des cris de douleur, comme si on leur eût brisé lesos. J’hésitai ; mais lorgueil emportant, je sortis armé de mon fusil chargé à trois balles ; mes deux chiens, si féroces, ne me suivirent qu’en tremblant. Tout était cependant retombé dans le silence et je me préparais déjà à rentrer lorsque je vis sortir du bois, un

homme suivi d’un énorme chien noir ; cet homme était au-dessus de la moyenne taille et portait un chapeau immense, que je ne pourrais comparer qu’à une meule de moulin, et qui lui cachait entiè.

rement le visage. Je l’appelai, je lui criai de s’ar- 8

rêter ; mais il passa, ou plutôt coula comme une ombre, et lui et son chien s’engloutirent dans le fleuve. Mes chiens tremblant de tous leurs

membres s'étaient pressés contre moi et semblaient|

me demander protection.

Je rentrai dans ma cabane saisi d’une frayeur

mortelle ; je fermai et barricadai mes trois portes! avec ce que je pus me procurer de meubles ; et} ensuite mon premier mouvement fut de prier ce Dieu que j'avais tant offensé et lui demander pardon de mes crimes : mais l’orgueil Pemporta, et

repoussant ce mouvement de la grâce, je me couchai, tout habillé, dans le douzième lit, et mes deux chiens se placèrent à mes côtés. J’y étais depuis, environ, une demi-heure, lorsque j’entendis gratter sur ma cabane comme si des milliers

de chats, ou autres animaux, s’y fussent crampo-} ?

nés avec leurs griffes; en effet je vis descendre à Ceper

Guns ma cheminée et remonter avec une rapidité

étonnante, une quantité innombrable de petits E

hommes hauts d’environ deux pieds ; leurs têtes ressemblaïent à celles des singes et étaient armées de longues cornes. Aprés :r’avoir regardé, un instant, avec une expression maligne, ils remontaient la cheminée avec la vitesse de l’éclair, en jetant des éclats de rires diaboliques. Mon âme

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était si endurci que ce terrible spectacle, loin de me faire rentrer en moi-même, me jeta dans un tel accès de rage que je mordais mes chiens pour les exciter, et que saisissant mon fusil je l’armai et tirai avec force la détente, sans réussir pourtant à faire partir le coup. Je faisais des efforts inutiles pour me lever, saisir un harpon et tomber sur les diablotins, lorsqu'un hurlement plus horrible que le premier me fixa à ma place. Les petits êtres

frapper deux coups à ma première porte: un troi-

15 oup se fit entendre, et | malgré mes ois portes | sème coup se endre, et la porte, gré m

subles ; et| e prier ce

précautions, ouvrit avec un fracas épouvantable. | Une sueur froide coula sur tous mes membres, et pour la première fois, depuis dix ans, je priai, je suppliai Dieu d’avoir pitié de moi. Un second

à hurlement m’annonça que mon ennemi se prépa-

rait à franchir la seconde porte, et au troisième coup, elle s’ouvrit comme la première, et avec le même fracas. O mon Dieu! mon Dieu! m’écriai-je, sauvez-mol ! sauvez-moi! Et la voix de Dieu grondait à mes oreilles, comme un tonnerre, et me. répondait: non, malheureux, tu périras.

ettout rentra dans le silence ; ce silence dura une dizame de minutes. Mon cœur battait à coup redoublés ; il me semblait que ma tête s’ouvrait et que ma cervelle s’en échappait goutte à goutte ; [mes membres se crispaient et lorsqu’au troisième coup, la porte vola, en éclats, sur mon plancher, je restai comme anéanti. L’être fantastique que j’a-

vais vu passer, entra alors avec son chienet ils se| placèrent vis-à-vis de la cheminée. Un reste de flamme qui y brillait s’éteignit aussitôt et je demeurai dans une obscurité parfaite.

Ce fut alors que je priai avec ardeur ét fis vœu à la bonne Ste. Anne, que si elle me délivrait,]| j'irais de porte en porte, mendiant mon painle reste de mes jours. Je fus distrait de ma prière par une lumière soudaine ; le spectre s’était tour. né de mon côté, avait relevé son immense chapeau, et deux yeux énormes, brillants comme des flambeaux, éclairèrer.i cette scène d’horreur. (Ce fut alors que je pus contempler cette figure satanique: un nez lui couvrait la lèvre supérieure, quoique son immense bouche s’étendit d’une oreille à Vautre, lesquelles oreilles lui tombaient sur les épaules comme celles d’un lévrier. D'eux rangées de dents noires comme du fer et, sortant presque horizontalement de sa bouche, se choquaient avec un fracas horrible. Il porta son regard farouchel de tous côtés et, s’avançant lentement, il promena sa main décharnée et armée de griffes, sur toute l'étendue du premier Ii; du premier lit il passa au second, et ainsi de suite jusqu’au onzième, où il s'arrêta quelque temps. Et moi, malheureux !} je calculais pendant ce temps-là, combien de lits me séparaient de sa griffe infernale. Je ne priais plus ; je n’en avais pas la force ; ma langue desséchée était collée à mon palais et les battemens de mon cœur; que la crainte me faisait supprimer, interrompaient seuls le silence qui régnait

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autour de moi, dans cette nuit funeste. Je lui vis étendre la main sur moi ; alors, rassemblant toutes mes forces, et par un mouvement convulsif, je me trouvai debout, et face à face avec le fantôme dont l'haleine enflammée me brüûlait le visage. Fantôme ! lui criais-je, si tu es de la part de Dieu demeure, mais si tu viens de la part du diable je ’adjure, au nom du Père, du Fils et du Saint- Esprit, de t’éloigner de ces lieux. Satan, car c'était lui, messieurs, je ne puis en douter, jeta un cri affreux, et son chien, un hurlement qui fit trembler ma cabane comme laurait fait une secousse de tremblement de terre. Tout disparut alors, et les trois portes se refermèrent avec un fracas horrible. Je retombaiï sur mon grabat, mes deux chiens m’étourdirent de leurs aboiïements, pendant une partie de la nuit, et ne pruvant enfin résister à tant d’émotions cruelles, je perdis connaissance. Je ne sais combien dura cet état de syncope ; mais lorsque je recouvrai l'usage de mes sens, j'étais étendu sur le plancher me mourant de faim et de soif. Mes deux chiens avaient aussi beaucoup souffert ; car ils avaient mangé mes souliers, mes raquettes et tout ce qu’il y avait de cuir dans la cabane. Ce fut avec beaucoup de peine que je me remis assez de ce terrible choc pour me traîner hors de mon logis, et lorsque mes compagnons revinrent, au bout de trois mois, ils eurent de la peine à me reconnaître : j'étais ce spectre vivant que vous voyez devant vous.

—Mais, mon vieux, dit lincorrigible clerc notaire.

—Mais. ... mais. ..…. que... e te serre. .…, dit

le colérique vieillard, en relevant sa besace ; et}

malgré les instances du maître il s’éloigna en grommelant.

—Eh bien, monsieur lé Notaire, dit Amand d’un air de triomphe, qu’avez-vous à répondre, maintenant ?

—[l me semble, dit létudiant, esprit fort, que le mendiant nous en a assez dit pour expliquer la vision, d’une manière très-naturelle ; il était ivrogne d'habitude, il avait beaucoup bu ce. jour. là; sa conscience lui reprochait un meurtre atroce. Il eut un affreux cauchemar, suivi d’une fièvre au cerveau causé par l’irritation du système nerveux et... et...

—Et c’est ce qui fait que votre fille est muette, dit Amand impatienté.

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