‹ L'influence d'un livre [microforme]Chapitre 7 sur 20 · NET · texte numérisé non relu

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Au nom de Dieu, attèle vite. Je te ferai présent d'un mois, de deux mois, de six mois de gages.

—Qu’y-a-t-il? Monsieur, cria Ambroise, qui connaissait le zèle du charitable curé ; y-a-t-il quelqu’un en danger de mort !

—En danger de mort! répéia le curé ; plus que cela mon cher Ambroise ! une âme en danger de son salut éternel. Attèle, attèle prômptement.

Au bout de cinq minutes, le curé était sur les chemin qui conduisait à la demeure de Latulipe et, malgré le temps affreux qu’il faisait, avançait avec une rapidité incroyable ; c’était, voyez-vous,

ce qui se

teries au-Æ Ste. Rose qui applanissait la route.

ut en luih Il était tems que le curé arrivât ; l'inconnu en et en or:Æ tirant sur le fil du collier l’avait rompu, et se préet accep-Æ parait à saisir la pauvre Rose ; lorque ie éuré, de vraies Æ prompt comme l'éclair l’avait prévenu en passant t'unepe-Æ son étole autour du col de la jeune fille et, la er. serrant contre sa poitrine où il avait reçu son iu pres- Dieu le matin, s’écria d’une voix tonnante :-—Que renouillé M fais-tuici, malheureux, parmi des Chrétiens ? nvoquer | Les assistants étaient tombés à genoux à ce lÉS que terrible spectacle et sanglottaient en voyant leur nuit de & vYénérable pasteur qui leur avait toujours paru si ard s’é- timide et si faible, et maintenant si fort et si couret était KR rageux, face-à-face avec l’ennemi de Dieu et des ndsom- & hommes. : pos ourut à —Je ne reconnais pas pour chrétiens, réplie, mon B qua Lucifer en roulant des yeux ensanglantés, ment— ceux qui, par mépris de votre religion, passent, à

danser, à boire et à se divertir, des jours consa-

crés à la pénitence par vos précepter maudits à

d’ailleurs cette jeune fille s’est donnée à moi, et le sang qui a coulé de sa main, est le sceau qui me Pattache pour toujours.

—Retire-toi, Satan, s’écria le Curé, en lui frappant l£ visage de son étole, et en prononçant des mots latins que personne ne put comprendre. Le diable disparut aussitôt avec un bruit épouvantable et laissant une odeur de soufre qui pensi suffoquer l’assemblée. Le bon curé, s’agenouil lant alors, prononça une fervente prière en te nant toujours la malheureuse Rose, qui avait perdu connaissance, collée sur son sein, et tous y répondirent par de nouveaux soupirs et par des gémissements.

—{jù est-il ? où est-il ? s'écria la pauvre fille, k en recouvrant l’usage de ses sens—Il est disparu,

s’écria-t-on de toutes parts Oh mon père ! mon père ! ne m’abandonnez pas ! s’écria Rose, en se traînant aux pieds de son vénérable pasteur,— emmenez-moi, avec vous... Vous seul pouvez me

protéger . ... je me suis donnée à lui... .Je crains]

toujours qu’il ne revienne ....un couvent! un couvent !—--Eh bien, pauvre brebis égarée, et mainteñant repentante, lui ditle vénérable vasteur, venez chez moi, je veillerai sur vous, je vous entourrai de saintes reliques, et si votre vocation est sincère, comme je n’en doute pas après cette terrible éprenve, vous enoncerez à ce monde qui vous a été si funeste.—

Cinq avait an e trois son ÉPC aient assister assistai té des $ navrée:

dans le dans la fille un faisait fois sa

Cinq ans après, la cloche du couvent de.....

avait annoncé depuis deux jours qu’une religieuse, etrois ans de profession seulement, avait rejoint son époux céleste, et une foule de curieux s’éaient réunis dans l’église, de grand matin, pour assister à ses funérailles—Tandis que chacun assistait à cette cérémonie lugubre avec la légèreté des gens du monde, trois personnes paraissaient navrées de douleur: un vieux prêtre agenouillé dans le sanctuaire priait avec ferveur, un vieillard dans la nef déplorait en sanglottant la mort d’une fille unique, et un jeune homme, en habit de deuil, faisait ses derniers adieux à celle qui fut autrefois sa fiancée :—la malheureuse Rose Latulipe.

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