LA GALE
Par contre, une augmentation considérable du nombre des cas de gale à été constatée à Saint-Denis comme dans presque toute la France.
L'intensité de ces gales, les pyodermites qui les compliquent fréquemment, leur complication, leur récidive, ont amené l’hospitalisation de beaucoup de malades au pavillon d'isolement.
A l'Hôpital de Saint-Denis on a pu observer d'août 1940 à mars 1942 tant à la consultation de médecine, qu’au centre prophylactique, plus de dermatoses acariennes que pendant les cinq années précédentes.
Du premier janvier 1941 au premier mars 1942, un total de 115 malades a été hospitalisé; la plupart de ces malades présentaient des infections cutanées secondaires.
Il faut attribuer cette recrudescence à la guerre en premier lieu, à l'exode ensuite, qui ont facilité la con— tagion et le manquede précautions hygiéniques.
Depuis, la gale est entretenue par le rationnement des produits de lavage et la pénurie de certains des produits employés dans le traitement, faits qui favorisent les conditions de contagiosité.
Ces gales infectées constituent une cause de né-
phrites aiguës qui n’est pas exceptionnelle. Parmi les 119 malades hospitalisés pour gale, P. DeLAFoNTAINE et M. Dunamez ont observé 6 cas de néphrites aiguës dont un mortel. L'étude de ces néphrites a fait l’objet de la thèse récente de motre collègue et ami M. Du- HAMEL.