INFLUENGE DES MALADIES SUR LES PASSIONS
« L'influence des maladies sur le moral se lie tout naturellement à celles des constitutions, qui elles-mêmes sont déjà une prédisposition à des maladies en quelque sorte déterminées. »
L'état le plus habituel de l'âme, le caractère, se trouve être l'expression morale de lensemble de l'organisation: de l’homme.
« En vertu de la solidarité de l’âme et du corps, notre caractère se trouve jusqu'à un certain point sous la dépendance de notre constitution, de même qu'il esl influencé d’une manière plus ou moins fâcheuse par la maladie. »
L'état de maladie influence diversement le caractère de
l'individu. Les modifications morales apportées par les maladies varient suivant que celles-ci son aiguës ou chroniques : Au début des affections aiguës des modifications surviennent dans le moral du malade. Paresse, tristesse vague, l'ennui, le découragement sont générale ment les signes précurseurs de ces modifications.
Les maladies chroniques rendent les malades inquiets, sombres, taciturnes, irascibles et égoïstes.
« Combien de fois des praticiens ne sont-ils pas étonnés de la persistance de certains symptômes malgré le régime le plus convenable et le mieux observé. Eh bien ! la plupart du temps, l'obstacle à la guérison provient d'une funeste agitation de l'esprit. »
Desruelles à dit : « Il faut que la pensée même se purifie pour que le corps se dépouille entièrement de la souillure qu'il a contractée. »
« Qu'est donc merveilleuse la solidarité de l'âme et du corps, et qu'il faudrait être aveugle pour nier son existence ! A-t-on eu le courage de triompher d’une passion violente, vient-on de faire quelque action vraiment vertueuse, aussitôt la conscience satisfaite verse en nous un sentiment de bien-être, un calme délicieux propre à favo-
riser l'équilibre de nos fonctions. » Descuret . INFLUENCE DE LA POSITION SOCIALE ET DE LA PROFESSION
La position sociale et la profession influent directement sul nos passions.
Seulement l'influence de la position sociale sur notre caractère et sur nos déterminations morales est moindre que celle qui résulte de nos occupations quotidiennes.
La profession influe sur la mentalité.
L'influence du milieu social et du genre de vie sur l’éclosion et sur le développement des passions humaines est indéniable.
La fréquentation habituelle de la société rend, sans aucun doute, l’homme plus gai, plus poli, plus aimable ; elle donne aussi à l'esprit et au corps plus de grâce et plus de souplesse.
La vie de famille fait l'homme plus robuste, plus rangé,
plus moral et surtout moins égoïste.