‹ L'influence du moral sur le physiqueChapitre 33 sur 39 · USA · texte numérisé non relu

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cœur semble cesser de battre, ia colère provoque dans ce Cas une pâleur extraordinaire et immédiate. La coloration du visage varie suivant les sentiments qui la provoquent.

Un pareil bouleversement de l'économie entraîne les troubles organiques variabies dans leur gravité.

La colère qui, dans ces manifestations physiques, peut simuler si exactement la folie (ira furor brevis est) détermine plus rarement des troubles mentaux et arrive quelquefois à donner la mort.

Tissot cite quelques cas, en partie authentiques, de morts soudaines survenues dans un violent accès .de fureur.

Dans de violents accès de colère, on a vu plusieurs fois les artères devenir anévrysmatiques, se rompre et déterminer la mort subite. Syla, Valentinien, Nerva, Venceslas, Isabeau de Bavière et de nombreux personnages illustres moururent à la suite d'un accès de colère.

La colère peut déterminer l'apparition de désordres sérieux. On a observé des cas où une vive colère provoque des hémorragies nasales, pulmonaires. Dans les nuits qui suivaient les luttes émouvantes de la Convention, Robespierre éprouvait des hémorragies nasales qui inondaient son lit. Marat ne pouvait soutenir une discussion un peu vive sans être saisi d’un accès de fièvre.

L'influence de la colère sur le foie est particulièrement directe et certains observateurs, prenant indûment l'effet pour la cause, ont considéré que la source de la colère

résidait dans une altération de cet organe. Immédiate-

ment après un accès de colère il n'est pas rare de voir survenir des déjections ou des vomissements bilieux, quelquefois même l'ictère et l'hépatite, ainsi que les hernies plus ou moins volumineuse.

Les anciens médecins avaient déjà remarqué que la syncope, les convulsions, l’épilepsie, l’apoplexie, la paralysie, l’encéphalite, l’hystérie et la manie furieuse ne sont que trop souvent le résultat de cette funeste émotion.

On a observé aussi l'avortement chez les femmes enceintes dans les violents accès de colère.

M. Darwin a observé chez un enfant de quatre mois que le premier symptôme d’une maänifstation approchante de colère était l’affluence du sang dans le crâne découvert. Dans une colère excessive, comme dans toutes les passions violentes, l’action du cœur est empêchée, la face devient pâle, livide, les fonctions digestives et autres souffrent nécessairement du retrait du sang et de la puissance nerveuse.

La colère peut aussi accroître les forces musculaires et

motrices, en quelque sorte indéfiniment.

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