‹ L'influence du moral sur le physiqueChapitre 32 sur 39 · ND ET · texte numérisé non relu

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cils contractés; ses mâchoires et ses lèvres sont serrées. Un tremblement convulsif agite ses membres. Une sueur froide se répand sur tout son corps. Écrasé, pour ainsi dire, sous le poids de sa colère ce malheureux parfois ne peut ni remuer ni articuler une parole. Il reste immobile et silencieux. Tous ces symptômes éclatent au milieu d’un silence bien plus impressionnant que l’agitation, les cris et la violence des accès de colère expan-

sifs.

Dans la colère, on observe les effets d’une excitation violente du système nerveux sympathique. Dans les formes expansives de la colère, cette partie du système nerveux provoque à la périphérie du corps une dilatation générale de tous les vaisseaux sanguins et une congestion aiguë et presque instantanée de tous nos organes. Dans les autres formes, son excitation amène au contraire un rétrécissement général, une vaso-constriction de tous les vaisseaux sanguins, une anémie rapide et générale de la peau et de la congestion seulement dans les organes profonds.

Les troubles organiques dépendent tous de l’excessive activité du système. La rougeur de la face, de la tête et des autres parties, la dilatation des veines du tronc, du éou, sont le résultat des battements plus rapides du cœur, il y a une stase passagère du sang. Si la respira-

tion demeure suspendue pendant quelques instants et le

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