CONCLUSION
Nous aurions encore plusieurs points assez importants à relever dans les considérants de ces jugements, mais nous devons arrêter ici cette étude déjà trop lon-
gue et que nous croyons suffisante pour
l’objet que nous avions en vue en la commençant.
Nous croyons que ce qui précède éta.
blit clairement et solidement que la loi de l'influence spirituelle indue, telle qu'interprétée par les tribunaux civils de la province, produit un conflit fort regrettable entre l'Eglise et l'Etat, porte une atteinte grave à la liberté religieuse et civile de tous les citoyens, à quelque parti politique, et à quelque croyance religieuse qu'ils appartiennent, et sans aucun avantage pour personne.
En conséquence, nous engageons tous les amis sincères de la véritable liberté, à user de toute leur influence pour faire rappeler une loi qui comporte d'aussi funestes conséquences, où à la faire amen-
der de manière qu'elle ne puisse jamais être appliquée aux choses du domaine religieux et spirituel.
Les Évêques de la Province ont déjà fait cette juste demande, depuis plus de deux ans ; il est certainement de hante convenance que tous les catholiques soient unis comme un seul homme pour faire droit à une réclamation venant de si haut, et à laquelle aucun protestant ami de la vraie hberté, ne peut avoir objection.
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