CONCLUSION
Nous aurions encore plusieurs points assez importants à relever dans les considérants de ces jugements, mais nous devons arrêter ici cette étude déjà trop longue et que nous croyons suffisante pour l'objet que nous avions en vue en le commençant.
Nous croyons que ce qui précède établit clairement et solidement que la loi de l’énfluence spirituelle indne, telle qu'interprétée par les tribunaux civils de la province, produit un conflit fort regrettable entre l'Église et l'Etat, porte une atteinte grave à la liberté religieuse et civile de tous les citoyens, à quelque parti politique, et à quelque croyance religieuse qu'ils appartiennent, et sans aucun avantage pour personne.
En conséquence, nous engageons tous les amis sincères de la véritable liberté, à user de toute leur influence pour faire abroger une loi qui comporte d'aussi funestes conséquences, où à la faire amender de manière qu'elle ne puisse jamais être appliquée aux choses du domaine religieux et spirituel.
Les Evêques de la Province ont déjà fait cette juste demande, depuis plus de deux ans ; il est certainement de haute convenance que tous les catholiques soient unis comme un seul homme pour faire droit à une réclamation venant de si haut, et à laquelle aucun protestant ami de la vraie liberté, ne peut avoir objection.
Solutions de trois cas proposes par M. L. 0. DAVID sur l'influence Spirituelle Indue.
Nous voyons avec plaisir que M. L. O. David, rédacteur-propriétaire de la Tribune de Montréal, a lu avec intérêt les articles que nous avons écrits sur la question de l'influence spirituelle indue, et qu'il en trouve le fond solide et la forme convenable. Nous en sommes heureux, et nous avons la confiance qu'étant d'accord sur les principes, nous arriverons facilement à nous entendre sur l'application qu'il en faut faire aux divers cas qu’il propose.
Nous le remercions sincèrement de nous avoir exposé les diffic ultés qu'il trouve dans la pratique, à se conformer à ces principes de l'Eglise et à suivre les règles qu’elle trace à ses enfants sur ces points si épineux et pourtant si importants, des rapports fondamentaux de l'Eglise et de l'Etat. Nans aucun doute, c’est de la connaissance exacte et de l’intelligence complète de ces principes, et de la bonne volonté à les suivre que dépendent la concorde et !a paix entre la société religieuse et la société civile, entre le Sacerdoce et l'Empire. C'est en rendant fidèlement à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu que les citoyens, à quelque parti politique et à quelque nee religieuse qu'ils appartiennent, s’entendront fac ilement sur le respect dû à la liberté religieuse et à la liberté civile de chacun, et qu'ils verront avec bonheur l'harmonie et la bonne entente régner partout.
ID
Voici le cas que Nous propose M. L. O. David.
1ER. as.
Comment le candidat qui se sera en vain adres- “ sé à l’Evêque pendant l'élection, pourra-t-il obte- “ nir la réparation du tort que les prêtres du comté ‘ Jui auront fait en forçant les électeurs à voter con- “tre lui ?”