UN MOT D'EXPLICATION
Quand nous avons dit de celui qui porte sa plainte au tribunal suprême du Pontife Romain ; * La il a la certitude de trouver infailliblement la justice,” et à la page suivante ; ‘ Les intéresses ont la certitude * que la sentence rendue en dernier ressort est infaillible- “ ment conforme aux règles de la justice ; ” nous avons cru qu'il était inutile d'expliquer davantage notre pensée que le contexte rendait suffisamment claire. Nous venions en eflet de dire que le privilége de l'infaillibilité pontificale s'étend aux questions de foi et de mœurs et à ce qui s’y rattache ; nous ne pouvions avoir l'intention de l'étendre au delà.
Or dans les causes portées au tribunal suprême du Pontife Romain, il faut distinguer deux choses : lo les questions de dogme et de principes de moralité et de justice, sur lesquelles le Souverain Pontife ne peut errer, comme l’affirme le Père Libératore, quand il dit ; “ L'Eglise est immuable dans “ le dogme, et dans les principes de moralité et de ‘justice. C'est-à-dire, dans le vrai une fois arrêté “ infailliblement et dans les règles de l'honnêteté “ pour ce qui regarde la vie individuelle et les rela- “ tions mutuelles. D'où il suit que l’État moderne “ a beaucoup plus besoin de l'Eglise, divine société “ qui est la colonne immobile du vrai, et la protec- “ trice fidèle de la justice.” (L'Eglise et l'Etat page