‹ L'influenza en 1889-90 et l'épidémie actuelleChapitre 16 sur 24 · AUS · texte numérisé non relu

AUS

Toux sèche et quinteuse qui a empêché la malade de OFHIT: 2

Rien à la percussion ni à l’auscultation.

matin, 40%S0ir, 20°

Prescription : On continue l’antipyrine à la dose de 2? grammes et la potion à la teinture d'aconit.

22. — L'éruption persiste. En grattant les plaques avec l’ongle, on obtient une lésère desquamation.

La malade a toujours de la céphalalgie. Les douleurs dans les jambes persistent, ainsi que le coryza.

T°: : matin, 40°; soir, 3902,

Prescription : Sulfate de quinine 0 gr. 80.

Potion à la teinture d’aconit.

23. — L'éruption est moins apparente. Les plaques se desquament facilement par le frottement.

La céphalalgie est moins forte, mais la malade tousse beaucoup, par quintes. Les douleurs des jambes ont disparu. Le coryza est moins intense.

Hematin, 13813; S0ir, 307.

Prescription : Boissons émollientes. Potion au tolu.

Sulfate de quinine, 0 gr. 80.

2%. — L'éruption a disparu presque complètement. A la place occupée par les plaques, on constate de petites pellicules qui se détachent facilement.

La malade est beaucoup mieux. Plus de coryza. La céphalalgie est très légère. La toux est toujours sèche et quinteuse.

1matin979% SOIT 212.

Prescription : Boissons émollientes. Potion avec tolu et

kermès, 0 gr. 20.

Sulfate de quinine, 0 gr. 80.

ASE

Lg

Régime : Bouillon et lait.

95. — Les plaques scarlatiniformes ont complètement disparu. Plus de fièvre. La malade se lève un peu dans la journée et fait un léger repas.

On continue le sulfate de quinine et la potion avec tolu et kermès.

A partir de ce jour, la malade entre en convalescence. Le 10 janvier, elle n’était pas encore complètement remise. La malade conservait toujours une petite toux sèche et n'avait pas beaucoup de forces.

Pendant ce temps, administration de sulfate de soude. Usage des toniques.

Faisons remarquer, à propos de cette observation, que la malade n’a pas présenté l'angine caractéristique de la scarlatine : les amygdales n'étaient pas enflées et la malade avalait facilement. La desquamation par pellicules diffère également de celle de la scarlatine qui se fait par larges plaques La malade n'a pas eu, non plus, du délire, comme dans la forme nerveuse de la scarlatine. En plus de ces symptômes, la marche elle-même de la maladie éloignait l’idée de scarlane vraie.

Observation VIII

(Communiquée par M. le docteur Nozeran)

Me X..., habitant Montpellier, âgée de quarante ans, est tombée malade le 15 décembre 1890.

À eu tous les symptômes de l’influenza : Malaise général ressenti depuis quelques jours; puis, le 45 décembre, douleurs lombaires très vives, douleurs dans les membres, surtout aux articulations. Céphalalgie intense avec larmoiement

et coryza Visage empourpré. Nausées et vomissements. Toux sèche et quinteuse.

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