‹ L'initiation; ou, La conaissance des mondes supe?rieursChapitre 14 sur 27 · PES · texte numérisé non relu

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instructeur, que l’élève apprend à mettre en * mouvement et à diriger les courants émanés de la « fleur de lotus à deux pétales ».

C'est dans cette phase de l’évolution qu’apparaît tout le prix d’un jugement sain et d'une discipline inspirée par la claire logique. Le soi supérieur qui jusqu'ici était resté dans l’homme “à l’état de germe inconscient commence à naître

à la vie consciente, et cette naissance spirituelle hn’est point un symbole mais une réalité. Cet être spirituel doit venir au monde pourvu de tous les organes nécessaires si l’on veut qu'il soit viable. MDe même que la nature a pris soin de pourvoir “le nouveau-né des organes des sens normalement conformés, de même les lois de l’évolution indi- Mviduelle prennent soin que le soi supérieur Mhumain vienne à la vie avec toutes les facultés Mnécessaires. Et ces lois qui garantissent ainsi Mla formation des organes spirituels ne sont Mautres que les lois de la morale et de la raison telles que les connaît notre monde physique. De Mmême que l’enfant se développe dans le sein de Ma mère, ainsi l’homme spirituel dans l'être phy- Msique. La santé de l’enfant dépend de l’action normale des lois de la croissance naturelle dans lle sein de sa mère. La santé de l’homme spirituel dépend des lois de l’entendement normal et de

leur action raisonnable dans la vie physique. ne saurait donner naissance à un soi supérie sain que si l’on vit et pense sainement dans monde physique.Une vie conforme à la nature e à la raison est la vraie base de tout développemen spirituel.

De même que l’enfant dans le sein de sa mè vit conformément aux forces naturelles que se sens percevront après sa naissance, ainsi Le so spirituel d’un homme vit conformément aux loi du monde spirituel dès l’existence physique, & de même que l'enfant par un instinct vague s’as simile les forces utiles à la vie, de même l’hom spirituel s’assimile les forces spirituelles avan même d’être venu au monde. Cette assimilatio est indispensable si le soi spirituel doit naître p faitement conformé. Il est faux de dire que l’on saurait accepter les enseignements mystiques Of théosophiques avant de voirsoi-même.Si l’on agi ainsi on est sûr de ne jamais parvenir à la vra connaissance supérieure et l’homme se trouY rait dans la même situation qu'un enfant dans4 sein de la mère qui refuserait de s’assimiler le forces qui lui sont transmises par l'organism maternel et voudrait attendre de pouvoir y faif volontairement appel par lui-même. Comm l'embryon humain reconnaît par un sentimef

confus la bonté des aliments qui lui sont offerts

Mde même l’homme encore aveugle spirituellement peut reconnaître la vérité des enseignements mystiques et théosophiques. Il y a une “sorte d'intuition fondée sur le sentiment de la vérité et sur la clarté et l’étendue de la raison qui permet de pénétrer ces enseignements avant que la perception spirituelle ne soit éveillée. Les connaissances mystiques doivent d’abord être apprises et c’est par cette étude que l'homme se prépare à la voyance. Un homme qui parviendrait à la voyance avant de s'être adonné à cette étude ressemblerait à un enfant qui aurait des yeux et des oreilles, mais point de cerveau. Tout un monde de couleurs et de sons s’étendrait devant lui, mais il ne saurait qu'y faire.

Cette conviction instinctive se transforme au degré présent du noviciat en expériences personnelles. Le disciple possède maintenant la connaissance immédiate de son soi supérieur. Il apprend à reconnaître que ce soi supérieur est en rapport avec les entités spirituelles d'un niveau transcendant et qu'il n’est qu’un avec elles etil constate que son être supérieur survit à sa nature inférieure. Il peut maintenant discerner en luimême et par lui-même les éléments transitoires des éléments permanents. Il vérifie expérimenta-

lement la doctrine de l’incarnation du soi supé rieur dans une forme inférieure. I1 perçoit qu'ik fait partie d’un vaste ensemble spirituel, dont les forces déterminent ses qualités et ses destinées. I apprend à connaître la loi de Karma, il reconnaît que son moi inférieur, fondement de son exis* tence actuelle, n'est qu’une des formes que le soi supérieur peut prendre et il voit la possibilité de travailler du haut de son individualité spirituelle à se perfectionner de plus en plus. Il constate les grandes différences qui séparent les hommes a point de vue de leur degré d'évolution, il voit aus dessus de lui des êtres qui ont atteint des degrés auxquels ils parviendra plus tard. Il voit que leurs actions et leurs enseignements découlent d'ung source sublime qui réside dans des mondes encore plus hauts. Toutes ses expériences il les doit au premier regard qu’il a jeté dans le monde spiris tuel. Ceux qu'on appelle les maîtres de la sagesse; les grands initiés de l’humanité vont commencen à être pour lui des êtres réels et vivants.

Tels sont les dons que confère au disciple cette phase de son évolution : Vision du Soi supérieur connaissance de la loi d'incarnation et de l'ins fluence des causes spirituelles dans la vie ters restre ou loi de Karma, enfin compréhension des grands initiés. |

C’est pourquoi l’on dit du disciple qui a atteint ce degré que ses doutes ont disparu. Autrefois ses croyances se fondaient sur des raisons logiques ; à la place de ses croyances il possède le savoir intégral et l'intuition que rien ne peut ébranler.

Les religions, dans leurs cérémonies, leurs sacrements et leurs rites, ont donné des symboles extérieurs et visibles des réalités spirituelles. On ne saurait le méconnaître dès qu'on les étudie profondément. Celui qui perçoit lui-même la réalité spirituelle comprendra parfaitement la Signification de ces symboles visibles. Le service religieux sera pour lui une image de ses rapports avec le monde spirituel. Dans la littérature théosophique on définit cet état d'âme d’une façon approximative, en disant que dans cette phase de son progrès le disciple se libère de la superstition. En réalité, la superstition n’est autre chose que l'attachement à .des cérémonies extéfieures sans regarder les réalités spirituelles qu'elles expriment.

On voit dans quel sens le disciple devient, à ce point de son évolution, un homme nouveau. Il peut maintenant progressivement s'élever jusqu'au point de pouvoir diriger, grâce aux courants Émanés de son corps éthérique, l'élément vital

propre au monde supérieur, ce qu'on appelle le « feu de Koundalini », et obtenir ainsi une indépendance parfaite à l'égard de son corps phy

sique.

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