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timents la puissance de contre-balancer les excès . auxquels pourrait se porter une volonté déréglée ; mais si cet être volontaire entre sur le chemin du développement occulte, cette influence normale du sentiment et de la pensée cesse complètement d’agir sur la volonté qui se porte à des débordements effrénés, et si l’homme n'est pass assez maître de sa conscience supérieure pour pouvoir rétablir de sa propre autorité l'harmonie . disparue. alors la volonté ne connaît plus de lois . et tyrannise constamment l'être humain. Le sen-. timent et la pensée sont réduits à une impuissance totale, et l'homme tombé en esclavage est pour ainsi dire flagellé par cette puissance arbi-: traire. Un être de violence est né, sans cesse porté à de folles déterminations.
La deuxième aberration résulte du déchaîne ment de la sensibilité. C’est ainsi qu'une per sonnalité naturellement encline à la dévotion ets au respect peut tomber dans une dépendances absolue qui va jusqu’à la perte de sa volonté et. de sa pensée propre. Au lieu de parvenir à la. connaissance supérieure, cette personnalité est alors condamnée au dépérissement et à la pertew graduelle de sa force, ou bien il arrive que cettes prédominance de la sensibilité fait tomber dans” un mysticisme maladif et funeste les natures.
portées à la piété et aux sentiments religieux. Le troisième danger résulte du développement excessif de la pensée. On voit alors surgir un état d’âme contemplatif, hostile aux manifestations de la vie et renfermé en soi-même. Pour . ces hommes, le monde n’a plus d’autre intérêt que la satisfaction de leur soif sans limites de connaissance. La pensée ne saurait plus les pousser à l’action, ni leur inspirer un sentiment profond. Ils considèrent toutes choses avec une froideur indifférente. Ils fuient le contact avec les réalités de la vie, comme une chose répu- . gnante ou tout au moins qui a perdu tout attrait | pour eux.
… Telles sont les trois sortes d’aberration dans lesquelles peut tomber le disciple: la folie de la - volonté, le dérèglement de la sensibilité et la k froideur insensible de la pensée abstraite. Pour l'observateur vulgaire et même pour la médecine hofficielle, les êtres en proie à ces erreurs ressemblent de très près à des fous ou tout au moins à des névrosés. On comprendra donc “combien l’occultisme a raison d'exiger que les trois forces de l’âme se développent en harmonie Lavant de se dissocier et d’être soumis à l’unique Vcontrôle de la conscience supérieure, car une fois que la faute a été commise et que l’une des | 17
forces fondamentales est tombée dans le dérè- . glement, la naissance de l'âme supérieure ne. peut plus produire qu’un être anormal et incom- « plet. La force déchaïnée s'empare de la personnalité tout entière et pendant longtemps il n'est pas possible de songer à remettre toutes choses . en équilibre. Pour l'homme non évolué, le fait d'être une nature volontaire, sentimentale ou méditative, constitue un trait de caractère inoffensif. Mais ces prédominances prennent chez . le disciple une forme si aiguë et si dangerereuse qu'il y perd son humanité normale faute de laquelle il se trouve désemparé dans l'existence. A vrai dire le danger n'est véritablement sérieux que quand le disciple a acquis la faculté de renouveler à l’état de veille les expériences du sommeil. Aussi longtemps qu'il n'a pas dépassé le stade de l’illumination partielle du sommeil, les sens et l’entendement continuent pendant law veille à exercer sur l’âme leur influence équili-m brante. C’est pour cette raison qu'il est si néces-m saire que la vie du disciple à l’état de veille soit une vie normale, saine et réglée à tous égards. ! Plus il travaille à satisfaire aux exigences exté-" rieures en maintenant son âme, son corps et son esprit en état de vigueur et de santé et mieux cela vaut pour lui, mais il est déplorable que las
vie quotidienne puisse contribuer à exciter ou à déséquilibrer son système nerveux et que cette . influence pernicieuse s’ajoute ainsi à l’action des . modifications profondes qui se poursuivent dans à sa vie intérieure. Il doit rechercher tout ce qui permet le libre jeu de ses facultés et de ses forces
et tout ce qui peut favoriser une entente harmo-
nieuse entre lui et son entourage et il doit par … contre éviter tout ce qui peut troubler cette har- | monieet introduire dans son existence l’inquié- - tude ou l’agitation. Ici encore, l’essentiel n’est pas d’aplanir les manifestations extérieures de cette agitation, mais bien plutôt d’éviter les oscil- | lations perpétuelles qui en résultent dans les L états d’âme, les pensées et l’état de santé. Tout cela est plus malaisé au disciple qu’à tout autre homme, car les expériences supérieures dont les | souvenirs se tissent dans la trame de sa vie quotidienne exercent une action ininterrompue sur son être tout entier. Et s’il y a dans ces expébriences supérieures quelque chose d’anormal, . le détraquement le guette et vient saisir la pre- mière occasion pour le jeter hors du droit che- “min. Aussi ne doit-il rien négliger de ce qui “peut lui permettre de maîtriser ses émotions. En aucune circonstance, il ne doit perdre le pouvoir de considérer toutes les situations de la
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vie d’un regard calme et assuré. Mais la rite e discipline occulte confère naturellement ces qua. lités, car tout en enseignant à connaître les dangers possibles, elle donne au moment opportun la force de les conjurer.