LE DEUXIÈME GARDIEN DU SEUIL LA VIE ET LA MORT
Nous avons expliqué dans le chapitre précédent de quelle importance était pour l’homme sa rencontre avec le premier gardien du seuil, cet être supra-sensible qu’il a évoqué lui-même. L’existence physique lui devient explicable par la connaissance des causes invisibles et les grands événements de la vie humaine, tels la maladie et la santé, la mort et la naissance se dévoilent à ses yeux pour lui apparaître dans leur véritable nature. Il constate qu’il avait lui-même, avant sa naissance, tissé tout un réseau de causes qui devaient le rattacher à l’existence physique. Il connaît dans son essence le soi supérieur, cette entité si imparfaitement exprimée dans le monde physique et qui pourtant ne saurait parvenir à
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se réaliser dans sa perfection que par son passage dans ce monde. Car c’est le seul monde où elle trouve Toccasion de se développer. Enfin il voit par lui-même que pour longtemps encore, la mort ne le séparera pas définitivement de l’univers sensible. Il doit en arriver à se dire : « La première fois que je suis venu en ce monde, c’est parce que j’étais un être qui avait impérieusement besoin des conditions de l’existence physique pour acquérir des qualités qu’il n^aurait pu acquérir sous d’autres conditions et je demeurerai voué à cette existence jusqu’à ce que j’ai évolué en moi tout ce que j’y puis acquérir. Je ne pourrai collaborer un jour efficacement à l’œuvre qui s’accomplit dans un autre monde qu’après avoir conquis toutes les facultés nécessaires à cette œuvre, au cours de mes existences physiques. »
Cest une des expériences les plus importantes de rinitié que d’apprendre ainsi à connaître et à estimer à leur juste valeur les forces du monde sensible. Ceux qui ne connaissent pas l’univers spirituel et qui se figurent volontiers que les régions supra-sensibles ont infiniment plus de valeur pour l’évolution humaine, ceux-là seuls peuvent être tentés de mépriser le monde sensible. Mais la connaissance supérieure apprend
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à l’initié que sans ces expériences dans la vie terrestre, il se trouverait réduit à l’impuissance dans le monde invisible. S’il veut pouvoir y vivre et y agir, il faut qu’il acquière les facultés et les organes indispensables, que seule, l’incarnation peut développer en lui. Il faut qu’il puisse voir spirituellement pour prendre conscience du monde invisible et cette voyance supérieure ne peut se développer que par des expériences successives, réalisables seulement dans un corps physique. Il est aussi impossible de naître à la vie spirituelle avec les organes spirituels nécessaires si on ne les a développés dans le monde sensible,qu’il est impossibleàl’enfant nouveau-né de posséder les organes des sens physiques s’ils ne se sont constitués dans le sein de la mère.
On comprendra que dans ces conditions le seuil du monde supra-sensible soit défendu par un gardien. La nature ne saurait permettre que l’homme pénètre librement dans ces régions avant d’être suffisamment armé. C’est pourquoi à chaque mort, lorsque l’homme pénètre dans un autre monde sans être encore capable d’y travailler efficacement, un voile est tiré qui lui cache les réalités de ce monde. II ne doit pas les contempler avant d’avoir acquis la maturité nécessaire.
Lorsque le disciple pénètre consciemment
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dans le monde supra-sensible, la vie physique revêt pour lui une signification toute nouvelle. Il y voit le sol où germent les semences du monde supérieur et même dans un certain sens il lui apparaîtra que ce monde supérieur est incomplet sans le monde inférieur. Deux perspectives s^ouyrent devant lui : Tune, dans le passé ; Pautre, dans l’avenir. Son regard plonge dans une période de révolution antérieure où le monde sensible n'existait pas encore, car depuis longtemps il est au-dessus du préjugé d'après lequel le monde supra-sensible se serait développé sur la base du monde sensible. Il voit qu'il a lui-même appartenu à ce monde supra-sensible, avant de s’être pour ia première fois incarne. Mais il voit en même temps que ce monde suprasensible d’autrefois avait besoin d'évoluer par le passage au travers d'une réalité sensible. Sans ce passage, son perfectionnement ultérieur n eût pas été possible. Ce n’est, en effet, que lorsque des êtres se seront développés dans le royaume des sens de façon à acquérir toutes les facultés nécessaires que le monde supra-sensible pourra reprendre sa marche ascendante dans la route de l’évolution, et ces êtres sont les hommes. Ainsi les hommes tels qu’ils sont actuellement représentent un degré imparfait d'évolution spi-
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rituelle, et leur but doit être d’atteindre dans cet état la perfection qui leur permettra de travailler de nouveau utilement dans le monde supérieur.
Et c’est ici que s’ouvre la perspective du côté de l’avenir. Elle dévoile un stade supérieur dans révolution du monde supra-sensible. Pendant ce stade mûriront les fruits qui sont cultivés dans le monde sensible. Ce dernier, en tant que monde sensible, sera dépassé, mais les résultats de son labeur seront incorporés au monde supérieur.
Cette vue fait comprendre au disciple ce que sont dans le monde sensible la maladie et la mort. La mort ne fait autre chose qu’exprimer une vérité de fait, c’est que le monde supra-sensible de jadis était arrivé à un point d’évolution où il ne pouvait plus progresser par lui-même. Il aurait été nécessairement frappé d’un anéantis* sement général s’il n’avait reçu un nouvel influx de vie. Les existences nouvelles qui en sont résultées sont donc devenues un combat perpétuel contre la mort universelle. Sur les ruines d’un univers moribond et figé en lui-même se sont développés les germes d’un nouveau monde.
C’est pourquoi nous connaissons la mort et la vie. Ces deux états s’interpénétrent réciproquement : car les éléments qui restent de l’ancien
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monde en voie de dépérissement sont encore attachés aux nouveaux germes de vie. Cette dualité trouve son expression la plus parfaite en l’homme. Il porte comme une enveloppe tout ce qui s’est conservé de l’ancien monde, et c’est à l’intérieur de cette enveloppe que se développe le germe de l’être qui vivra dans l’avenir. Il est ainsi une entité double, à la fois mortelle et immortelle. L’élément mortel est le stade final d’une évolution, l’élément immortel en est le stade initial. Mais c’est seulement dans le cadre de cette double nature qui s’exprime dans le monde physique que l’homme peut s’assimiler les facultés nécessaires pour réaliser l’immortalité. Son devoir est de tirer de ce qui est mortel la semence de l’être immortel. S’il considère son essence telle qu’elle s’est édifiée au cours de l’évolution, il doit se dire : « Mon être renferme des éléments qui appartiennent à un univers mourant, ils exercent leur action en moi et ce n ’est que progressivement que je puis briser leur puissance en les transformant par les éléments immortels qui naissent à la vie. »
Ainsi le chemin de l’homme va de la mort à la vie. La mort lui donne son enseignement pour qu’il réalise la vie. Si, à l’heure de sa mort, il pouvait se parler consciemment à lui-même,
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il devrait se dire : « Ce qui meurt en moi a été mon instructeur. Je péris par l’action de toute une évolution passée dans laquelle je suis impliqué, mais dans ce champ de la mort ont mûri pour moi les germes de l’immortalité. Je les emporte avec moi dans un autre monde. Si je ne dépendais que du passé, je n’aurais jamais pu naître. Le courant d’existence issu du monde antérieur est brisé par la naissance, la vie sensible échappe à la mort universelle par ce nouveau germe de vie. Le temps qui sépare la naissance de la mort détermine exactement le terrain que le nouveau flot de vie a pu conquérir sur le passé qui meurt et la maladie n’est que la prolongation de l’action exercée par les éléments de ce passé mourant. » A la lumière de ces connaissances, il est possible de répondre à ceux qui demandent pourquoi l’homme ne peutpasser que progressivement de l’erreur et de l’imperfection à la vérité et au bien. Ses actions, ses sentiments et ses pensées sont d’abord entièrement dominés par l’action des éléments mortels. Ces éléments constituent ses organes physiques et c’est pourquoi ces organes et les forces qui agissent sur eux sont transitoires et mortels. Ni les instincts, ni les passions, ni les organes qui leur obéissent ne peuvent constituer l’être immortel, mais le résultat de
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l'œuvre accomplie par ces organes peut prétendre à l'immortalité. C'est seulement lorsque l’homme aura évolué parmi les éléments transitoires de sa nature tout ce qu'il est en mesure d'évoluer, qu’il pourra renoncer aux bases sur lesquelles s'appuient sa croissance. Ainsi le premier gardien du seuil représente l’image de l’homme dans sa double nature périssable et impérissable. Il fait voir clairement tout ce qui manque encore à l’homme pour parvenir à cette forme lumineuse et radieuse qui doit de nouveau habiter définitivement le monde spirituel.
Le degré de complication de la nature humaine est rendu visible par le gardien du seuil. Cette complexité s’exprime tout d'abord par la présence des instincts, des passions et des désirs égoïstes sous toutes leurs.formes. Elle s'exprime ensuite dans la dépendance vis-à-vis du peuple et de la race, car les peuples et les races ne sont que des étapes sur le chemin de la pure humanité. Une race et un peuple sont d’autant plus hauts, d’autant plus parfaits que leurs membres réalisent mieux le type d’humanité pure et idéale et que par leur labeur ils ont davantage évolué de la nature physique périssable à la nature spituelle impérissable. L'évolution par des réincarnations dans des peuples et dans des races sans
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cesse plus avancés est donc un processus de libération au bout duquel l’homme doit apparaître dans son harmonieuse perfection. Cest dans le même sens que le passage à travers les conceptions religieuses ou morales toujours plus pures est un perfectionnement et chaque degré intermédiaire renferme encore, à côté des germes idéalistes, la recherche de ce qui est périssable.
Le premier gardien du seuil ne fait apparaître que les résultats de révolution passée. Il ne contient de l'avenir que les germes qui résident dans le passé. Mais Thomme doit porter dans sa vie spirituelle future tout ce qu’il lui est possible d’extraire du monde sensible. S’il n’y portait que les éléments tirés du passé qui constituent cette première apparition, il n’aurait rempli que partiellement sa tâche terrestre ; c'est pourquoi quelque temps après le premier gardien du seuil apparaît le second, celui que nous avons appelé « le grand gardien du seuil. » Nous raconterons de nouveau cette rencontre sous une forme dramatique :
Lorsque l’homme a clairement reconnu les entraves dont il devait se libérer, il voit apparaître sur sa route une forme de lumière et de beauté. Les mots ne sauraient en décrire la splendeur. Cette rencontre a lieu lorsque les
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organes de la pensée, de la sensibilité et de la volonté sont suffisamment dissociés dans le corps physique pour que leurs relations réciproques soient uniquement dirigées par la conscience supérieure fonctionnant indépendamment de toutes les contingences physiques. Ces centres de la pensée, de la sensibilité et de la voionié sont maintenant des instruments au pouvoir de l’âme humaine qui, du haut des régions supra-sensibles, exerce sa domination sur eux. C’est à cette âme libérée de tous les liens sensuels qu’apparaît le deuxième gardien du seuil et il lui parle en ces termes :
« Tu t’es élevé au-dessus du monde des sens et tu as conquis ton droit de cité dans l’univers spirituel. Si tu ne voulais qu’acquérir la possibilité de demeurer dans cet univers, tu n’aurais plus besoin de retourner dans le monde physique. Mais regarde-moi, vois combien je suis infiniment au-dessus de ce que tu as pu réaliser jusqu’à présent. Tu es parvenu à ton point de perfection actuelle, grâce aux facultés que tu pouvais évoluer dans le monde sensible aussi longtemps que tu y es resté confiné. Mais maintenant commence pour toi une période pendant laquelle tes forces libérées doivent poursuivre leur travail dans le monde des sens. Tu t’es sauvé
toi-même, il te faut maintenant délivrer tes anciens compagnons d’esclavage. Tes efforts ont été purement individuels, il faut en faire profiter l’ensemble de l’humanité afin d’élever au niveau des mondes supérieurs non seulement toi-même mais les autres. Le jour viendra où lu pourras t’unir à moi. Mais je ne saurais être heureux tant qu’il y a des malheureux. Individuellement libéré, tu voudrais dès aujourd’hui entrer pour toujours dans le royaume supra-sensible, mais il te faudrait abaisser tes regards vers ceux qui ne sont pas encore délivrés et tu aurais séparé ta destinée de la leur. Or, vous êtes tous solidaires, puisque la même loi vous oblige à descendre tous dans le monde sensible poury puiser les forces nécessaires au monde supérieur. Si tu abandonnais tes frères en humanité, tu ferais un mauvais usage des forces que tu n’as pu évoluer que par leur appui collectif. S’ils n’étaient pas descendus dans le monde sensible, tu n’aurais pu le faire et les forces t’auraient manqué pour t’élever au niveau de l’existence supra-sensible. Tu dois partager ces forces avec ceux dans la communauté desquels tu les as acquises. C’est pourquoi je ne te laisserai pas pénétrer dans les régions les plus hautes du monde supérieur avant que tu n’aies appliqué tous les pouvoirs
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conquis par toi au salut de tes semblables. Avec ce que tu possèdes déjà, tu peux séjourner dans les régions inférieures du monde suprasensible, mais devant la porte des plus ;hautes régions, je me tiens comme ie chérubin devant le Paradis, une épée de feu à la main et je t’en défends l’accès tant que tu possèdes encore des forces qui sont restées inemployées dans le monde sensible. Si tu ne veux pas y employer les tiennes, d’autres viendront qui les emploieront jusqu’à ce que le monde supra-sensible ait recueilli toute la moisson du monde sensible, mais quant à toi, le terrain sur lequel ton être a poussé se dérobera sous tes pas. Le monde purifié te dépassera et te submergera dans ton ascension et tu seras exclu de cette évolution. Ton sentier sera le sentier noir et tu auras abandonné le sentier blanc. »
Ainsi s'exprime le grand gardien du seuil peu de temps après la rencontre de Pâme avec le premier veilleur. II fait connaître exactement à l’initié le sort qui lui est réservé s’il obéit prématurément aux séductions d’un séjour dans le monde supra-sensible. Une indescriptible splendeur rayonne autour du second gardien. L’union de l’âme avec lui apparaît comme un but lointain devant le contemplateur, mais en même
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temps lui est conférée la certitude que cette union sera possible lorsque l’initié aura employé au salut et à la rédemption de l’univers toutes les forces qu’il a puisées dans cet univers luimême. S’il se décide à suivre les conseils de cette apparition lumineuse, il deviendra un des guides du genre humain dans le sentier de la délivrance. Il sacrifiera ses dons sur l’autel de l’humanité. Mais s’il préfère s’élever lui-même plus haut avant le temps fixé, il sera submergé par le courant de l’évolution humaine. Il ne peut plus personnellement après sa délivrance tirer aucune force nouvelle du monde sensible pour son propre usage, de sorte que s’il lui fait don de toute son activité, c’est en renonçant à tout avantage personnel dans le champ de son travail à venir.
On ne saurait dire que l’homme doive nécessairement choisir le sentier blanc lorsque la décision s’impose à lui. il faut qu’il soit suffisamment purifié à l’instant de ce choix pour qu’il ne reste plus en lui trace d’un ég'Oïsme qui lui fasse paraître comme digne d’envie l’attrait de sa félicité personnelle. Cette tentation est la plus grande qui se puisse imaginer et de l’autre côté il n’est rien pour la contre-balancer qui puisse séduire l'homme, rien qui s’adresse à son
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égoïsme. Ce qu’il acquerra plus tard dans des régions encore supérieures du monde supra-sensible, c’est une qualité qui, au lieu de lai apporter une jouissance, exigera de lui un don : c’est l’amour de Thumanité. Au contraire, rien de ce que peut souhaiter l’égoïsme ne manquera à celui qui s’engage sur le sentier noir, et les jouissances que Ion y rencontre constituent la satisfaction la plus parfaite de toutes les aspirations personnelles. Si quelqu'un désire pour soi-même la félicité, il est hors de doute qu’il choisira le sentier noir, le seul qui lui convient.
Mais, que personne n’attende des occultistes de là Loge Blanche qu'ils lui donnent le moindre cx)nseil favorable au développement égoïste de sa personnalité. Le bonheur de l’individu ne les intéresse nullement, c'est affaire à chacun de le conquérir pour soi s’il le juge bon. Mais les Maîtres ne sauraient collaborer à cette œuvre; la ^ seule chose qui leur importe, c’est l’évolution et | la délivrance de tous les êtres qui sont des \ hommes ou les compagnons des hommes. Cest uniquement pour cette œuvre générale qu'ils enseignent les moyens d’accélérer le développement des forces individuelles. C’est pourquoi le don désintéressé de soi-même et Tamour du sacrifice remportent à leurs yeux sur toutes les
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autres qualités. Ils ne repoussent personne, car l'être le plus égoïste est susceptible de s’améliorer, mais quiconque cherche son progrès uniquement pour lui-même ne trouvera pas le moindre appui chez les occultistes véritables aussi longtemps qu’il persévérera dans cet état d’esprit. Alors même que ceux-ci ne lui retireraient pas leur aide, ce chercheur égoïste se retirerait la possibilité d’en profiter. Celui qui suit vraiment la trace des Grands Maîtres de la sagesse comprendra après avoir franchi le seuil les exigences du second gardien et y satisfera. Mais celui qui ne suit pas leurs traces ne doit pas même espérer dans la plupart des cas parvenir jusqu’à ce seuil. Leur enseignement conduit au bien, ou demeure sans résultat. Guider les hommes vers une félicité égoïste et vers les possibilités de jouissance qu’offre la vie supra-sensible n’est point une tâche qui fasse partie de leur mission. Les lois de cette mission leur imposent de tenir l’étudiant éloigné du monde supra-terrestre aussi longtemps qu’il n’y entre pas avec,le ferme vouloir de collaborer à leur œuvre daûs un entier désintéressement.