LE PRINCE DE BYZANCE
Drame wagncrieii en cinq actes
à été refusé, au théâtre national de l'Odéon, le 7 avril 1890, en ces termes courtois par M. Porel ;
Monsieur,
La situation de Cavalcanti, qui croit le prince Tonio un homme et qui l'aime « mystiquement » ; celle de Tonio se disant androgyne ou ange; l'accusation de sodomie lancée par la marquise sur vos deux héros : tout cela ferait votre drame effroyablement dangereux à la représentation. De plus, si étrange, si curieux qu'il soit, il est d'une longueur formidable. Enfin, et ce qui est plus grave, je crains bien que le public ne puisse comprendre les sentiments et le langage de vos personnages. Il y a dans votre œuvre du mysticisme, du néoplatonisme, de la philosophie quelque peu ténébreuse, des abstractions...; de très belles choses qui, à mon avis, effrayeraient la grande masse des spectateurs, à qui je dois songer malheureusement en montant une pièce qui coûterait fort cher.
Pour ces raisons, Monsieur, j'ai le regret de ne pouvoir accepter votre draoïe le Brince de Byzance.
PORBL.
DEUXIÈME NOTE POUR L'HfSTOIRE LITTÉRAIRE