INTRODUCTION
LA CONVERSION DE PASCAL
LA CONVERSION DE PASCAL1
La simple liste des livres, des brochures et des articles dont s’est enrichie ou augmentée, dans ces derniers temps, la littérature pascalienne, couvrirait plusieurs pages de ce livre, et, quant au dépouil-
1. Pensées de Pascal, Fac-similé du manuscrit 9202 (Fonds français) de la Bibliothèque nationale (Phototypie de Bertrand, frères). Texte imprimé en regard et notes, par Léon Brunschwicg ; 1 vol. in-fol., contenant 258 planches en phototypie, avec 258 pages de texte. Paris, Hachette, 1905.
OE uvres de Biaise Pascal ( Les grands écrivains de la France) ; Œuvres jusqu’au mémorial de 1654, publiées suivant l'ordre chronologique avec documents complémentaires , introduction et notes , par Léon Brunschwicg et Pierre Boutroux ; 3 vol. in-8° Paris, Hachette, 1908. Pensées , nouvelle édition collationnée sur le manuscrit autographe et publiée avec une introduction et des notes, par Léon Brunschwicg, 3 vol. in-S*. Paris Hachette, 1904.
E. Jovy, Pascal inédit, tirage à part des Mémoires de la Société des sciences et arts de Vitry-le-François. Vitrylc-François, Tavernier.
Fortunat Strowski, Pascal et son temps : 1° de Montaigne à Pascal ; 2° L’Histoire de Pascal ; 3° Les Provinciales et les Pensées, 3 vol, in-16. Paris, Plon, 1907-1908.
l’inquiétude religieuse
lement critique de tous ces écrits, dix chapitres n’y suffiraient pas. Je voudrais du moins indiquer ici les principales de ces publications, et ce faisant, m’absorber dans ce qui me paraît être l’essentiel de Pascal, taquinant les uns, célébrant les autres, selon qu’ils auront ou négligé ou mis en lumière le point de vue auquel, selon moi, tout se ramène. Le lecteur est donc averti. Je me propose d’être sévère, exclusif, avec allégresse. Il y a vingt Pascal, dont chacun mériterait notre étude. Je n’en veux connaître qu’un, l’homme de la sublime Amulette et du mystère de Jésust et je chercherai querelle à qui tenterait de me distraire de cet unique Pascal. On dira qu’une pareille préoccupation est aux antipodes de l’esprit critique. Est-ce bien sûr? Tous, tant que nous sommes, aux yeux de celui qui sonde les reins et le cœur, n’avons-nous pas qu’un seul nom ? La sentence qui nous attend ressemblera-t-elle à un lundi de Sainte-Beuve ? Le plus ondoyant des hommes — et Pascal, si complexe qu’on le suppose, n’est pas ondoyant, — le plus ondoyant n’a-t-il pas son unité profonde et qui, si nous la tenons enfin, nous dispense d’examiner les développements accessoires ? Le travail de la critique la mieux nuancée ne confirme-t-il pas, presque toujours les hardies simplifications de la légende et de l’histoire ? Quoi qu’il en soit, la faute, si faute il y a, tous ceux qui ont, jusqu’ici, parlé de Pascal, l’ont plus ou moins commise, ou à leur insu, ou, ce qui vaut mieux, de gaieté de cœur. Cet homme extraordinaire a le don de passionner quiconque l’approche. Allez au fond de cette passion, vous la trouverez presque toujours religieuse. Tout récemment un rédacteur de la Revue de
LA CONVERSION DE PASCAL
Paris déchaînait une véritable émeute autour de Pascal. Il s’agissait de je ne sais plus quelle bagatelle scientifique. M. Mathieu avait cru surprendre Pascal en flagrant délit de plagiat et de faux. Il se trompait. M. Brunschwicg et M. Strowski l’en ont convaincu sans répliqué. Néanmoins, dans les premiers jours de cette vive alarme, les pascalisants faisaient peine à voir. J’en rencontrai un des plus fervents qui cheminait, sur les quais, la tête basse. Un deuil de famille ne l’eût pas accablé davantage. Or, croit-on de bonne foi qu’une accusation de ce genre, portée contre Huyghens ou Torricelli, aurait causé des transes pareilles ? Non, Pascal n’est ni un savant, ni un écrivain comme les autres. En marge du Discours sur les passions de V amour , — que, d’ailleurs, nous admirerions beaucoup moins si nous ne le croyions pas de lui, — bon gré, mal gré, nous lisons toujours le Mémorial de i654, et sous le coffre de la machine arithmétique , nous croyons entrevoir le cilice de Pascal. Chef-d’œuvre littéraire et philosophique, les Pensées appartiennent à un autre ordre que le Discours de la méthode ou que les Maximes. Acte de foi et de quelle foi! Oh ! je sais trop que si, dans un ordre tout profane, Pascal n’avait pas été aussi grand que les plus grands, la seule intensité de sa vie religieuse ne suffirait pas à nous intéresser à ses œuvres. Qu’importe ! S’il n’a fallu rien moins que les plus beaux dons, pour faire de lui une sorte de missionnaire éternel in partibus infidelium, il n’en reste pas moins que Pascal a converti bien des incrédules et que le nombre de ceux qu’il a troublés dans leur quiétude est infini. Bref, de toute façon, je n’égare pas le lecteur en lui montrant exclusivement
l’inquiétude religieuse
l’unique Pascal que je viens de dire, d’abord parce que j’avoue ce parti pris sans ambages, ensuite et surtout, parce que, en cela, je me rencontre avec tous ceux qui ont parlé des Pensées. Éditeurs, interprètes ou biographes, demandons aux récents travaux des pascalisants quelques lumières nouvelles sur la piété de Pascal.
C’est là peut-être une curiosité par trop indiscrète, mais on voudrait savoir quelles furent les émotions de M. Léon Brunschwicg, le jour, le fameux jour où la maison Hachette lui proposa de publier les œuvres de Biaise Pascal dans la Collection des grands écrivains. A la vérité, il y a du pathétique dans le moindre contrat du moindre auteur avec le moindre libraire. Une fois sortie des presses, cette œuvre qui porte notre nom rendra témoignage de nous devant les hommes et devant Dieu. Bienfaisante ou funeste, tout moyen nous est enlevé de modifier ses destinées. Sine me, liber ibis... Mais nous, chétifs, alors même qu’un caprice indulgent du public nous aurait donné le droit d’entretenir quelques scrupules sur l’action possible de nos livres, nous sommes du moins assurés que ceux-ci ne survivront guère à nos courtes vies. Lepapier démocratique sur lequel nous sommes imprimés nous condamne à une dissolution prochaine. Un mois de pluie sur les quais, et les ruines de notre gloire auront péri. Les collaborateurs de l’édition des grands écrivains ne peuvent se flatter d’une telle espérance, Caresse pour les yeux, plus
LA CONVERSION DE PASCAL
douce encore pour la main, le papier de cette collection fut pétri pour l’éternité. Le bon papier ! Je ne l’avais jamais tant aimé qu’en maniant les trois premiers volumes du Pascal où s’étalent, — soit dit en passant, — tant de pages blanches. Mais alors, quel ne dut pas être l’émoi de M. Brunschwicg lorsque ce philosophe eut à décider s’il consentirait à se faire, pour tant de siècles, le compagnon inséparable de Pascal. Honneur plus lourd que les faveurs de l’Académie, responsabilité redoutable I Après les travaux de Faugère, de Molinier et de Michaut, fixer le texte des Pensées n’était plus qu’un jeu, jeu passionnant, comme nous dirons tout à l’heure. 11 suffisait pour cela d’avoir de bons yeux, une sûre méthode critique, un plan acceptable et des trésors de patience. La patience n’est pas la vertu maîtresse de M. Brunschwicg. Un métaphysicien comme lui ne fera jamais qu’un médiocre correcteur d’épreuves. J’ai cru relever des fautes jusque dans ses tables de concordance qui devraient être infaillibles comme un indicateur de chemin de fer. Plusieurs négligences donnent aux six volumes parus un je ne sais quel air d’œuvre hâtive et mal finie. Les yeux de M. Brunschwicg sont bons, sa méthode prudente plus que géniale. Il lui manque, semble-t-il, cette intuition qui devine un texte avant de le lire. Le plan qu’il a choisi, cette idée de ranger tant de papiers divers d’après l’ordre chronologique, est discutable. Que dirait-on d’un éditeur de Corneille qui placerait la traduction de l' Imitation, à sa date, entre deux tragédies? Certes, nous ne le remercierons jamais trop d’avoir mis à notre portée tous les documents qui, de près ou de loin, touchent à Pascal, mais enfin on ne passe pas,
sans un certain malaise, d une œuvre scientifique de Biaise à un sonnet de Jacqueline, d’une méditation pieuse à un acte notarié. Mais il serait impertinent de s’arrêter à ces chicanes. Tout autre plan aurait présenté des inconvénients. Quatre ou cinq pages d 'errata effaceront les fautes d’impression, et quant à la lecture du manuscrit, si, comme j’en suis persuadé, l’avenir nous réserve encore bien des surprises, le texte établi parle nouvel éditeur n’en reste pas moins, dans l’ensemble, excellent. L’angoisse que je voudrais que M. Brunschwicg eût éprouvée ne pouvait venir de ces minuties ; le cas de con science que j’espère qu’il s’est posé soulève des difficultés d’une tout autre importance.
A-t-il bien senti le caractère sacré du dépôt dont il allait assumer la charge? Les Pensées, - — la partie la plus considérable de ce dépôt, — ne sont pas de simples chefs-d’œuvre, comme les tragédies de Racine ou les fables de La Fontaine, mais encore, et avant tout, une des plus chères richesses du catholicisme français, un des monuments de notre vie intérieure. Je les comparerais volontiers à une chapelle, à un lieu de pèlerinage.
C’était une humble église au cintre surbaissé L’église où nous entrâmes,
Où depuis deux cents ans avaient déjà passé Et prié bien des âmes.
Comme Y Imitation, comme nos autres livres de prières, de telles œuvres appartiennent non pas à ceux qui se les procurent argent comptant chez le libraire, mais à ceux qui adhèrent de toute leur âme à la communion des saints. Quand il a rédigé les
LA CONVERSION DE PASCAL
Pensées, l’ancien secrétaire de Port-Royal n’a fait que prêter son cœur, son génie et sa plume à la tradition pieuse de l’Église. S’il n’est rien au monde de plus beau que le Mystère de Jésus, il n’est rien non plus de moins original. Je vous défie de trouver là une seule ligne qui n’ait été écrite cent et mille fois avant Pascal. Ce n’est pas tout. De tels livres, une fois parus, ne commencent pas à vivre d’une vie indépendante et séparée. La branche tient encore au tronc qui l’a portée et dont, chaque année, les jeunes sèves la renouvellent. Chaque fidèle qui lit les Pensées dans les dispositions où il faut les lire devient le collaborateur de Pascal, ainsi que chaque prière qui s’exhale sous les voûtes d’une église ajoute à la beauté spirituelle de l’édifice. N’avez-vous jamais observé ce contraste : Deux touristes, leur Baedeker à la main, entrent dans une cathédrale. Pendant qu’ils échangent, à voix plus ou moins haute, leurs vues esthétiques, une servante se coule sans bruit jusqu’à la chapelle du Saint-Sacrement. Ils sont là comme dans un musée, je veux dire, en étrangers. Elle est chez elle. Les trésors d’art dont elle ignore la date et le caractère, elle en connaît, elle en garde, elle en continue l’inspiration ; cette prière, cristallisée dans les roses des vitraux et les chapiteaux des colonnes, elle la ressuscite, elle la prolonge par sa propre prière et nos deux amateurs ne comprendront rien à la cathédrale, s’ils n’essaient pas de se mettre en harmonie avec cette servante agenouillée. Ainsi de Pascal. Ni la Sorbonne, ni l’école des Chartes, ni Spinosa ne donneront au plus érudit professeur la clef des Pensées . La plus ignorante des chrétiennes en saura toujours plus long que lui sur le MystèredeJésus
l’inquiétude religieuse
De tout ceci, je n’entends pas conclure que M. Brunschwicg, étranger dans la patrie intérieure de Pascal, aurait dû laisser à un catholique pratiquant l’honneur d’éditer les Pensées. Mais on aurait voulu voir chez lui, ces hésitations, ces timidités que doit éprouver, j’imagine, un galant homme, chargé par notre république athénienne, du séquestre d’un couvent.
Or, bien qu’il m’en coûte de désobliger un éditeur à qui nous devons par ailleurs tant de gratitude, force m’est bien de m’élever contre la désinvolture inconsciente dont M. Brunschwicg a fait preuve dès la première page du livre, contre la dédicace invraisemblable qui offre les Pensées à l’auteur de la Belle Hélène et des Petites Cardinal. Comment ne pas sentir ce qui nous sépare de l’homme de lettres capable d’une aussi tranquille inconvenance. Voltaire aurait fait pis, mais il aurait su qu’il faisait mal. « La délicatesse est un don de nature et non pas une acquisition de l’art. » Le travail de M. Brunschwicg aurait dû nous aider d’une autre façon à vérifier ce mot de Pascal.
A de si claires enseignes, qui douterait que le nouvel éditeur ne regarde Pascal comme sa chose, et qui s’étonnerait qu’il le traite en conséquence. La maison est à lui, c’est à nous d’en sortir. Il ne permet pas à des philosophes catholiques et pascaliens comme M. Ollé-Laprune et d’autres non moins recommandables, de se réclamer de Pascal. Pourquoi, d’ailleurs, nous parler de M. Ollé, pourquoi cette introduction de 142 pages? Bonnes ou mauvaises — la question n’est pas là * — ces pages sont de trop. M. Brunschwicg a certes le droit d’écrire un livre sur
LA CONVERSION DE PASCAL
Pascal, mais il ne convient pas qu’il glisse ce livre dans l’édition définitive et nationale des Pensées . Jusqu’à lui, les autres éditeurs de cette magnifique et impersonnelle série se montraient moins familiers. Le texte avec ses variantes et tous les documents historiques propres à l’éclaircir, d’abondantes notices biographiques, des lexiques, des albums, on s’en tenait là. Ne brouillons pas nos plaisirs. S’il nous plaît de rendre visite à M. Brunschwicg, la Bibliothèque de philosophie contemporaine nous donnera son adresse. Mais quand nous pénétrons dans cet auguste sanctuaire des grands écrivains — déjà six volumes du Pascal et les éditeurs en sont encore à la moitié de leur tâche — c’est Pascal lui-même que nous voulons entendre, lui et son cortège naturel, ceux qui se trouvent indissolublement associés à sa gloire, les mystiques, ses frères dans l’ordre de la charité, Montaigne, sa droite balle, Méré, ce mentor outrecuidant qui lui a rendu tant de services, tout Port-Royal et toute l’Auvergne, ses amis, les libertins et les savants de l’époque, peut-être aussi les rares modernes qui ont droit de figurer dans la maison de ce grand homme, Sainte-Beuve et Vinet.
Que toute voix se taise, même celle de l’admiration la plus respectueuse. M. Brunschwicg vénère trop Pascal pour imiter jamais, soit dans l’Introduction, soit dans les notes, les airs protecteurs, le sans-façon d’Ernest Havet et de Voltaire. Mais j’aurais voulu, qu’au lieu de nous confier ses appréciations personnelles, il nous eût montré les sources mystiques des Pensées. Avec la Bible et Jansénius, Pascal n’a-t-il donc lu, ne s’est-il rappelé, n’a-t-il copié dans ses notes que des auteurs profanes ? On le croirait à voir
16 l’inquiétude religieuse
le commentaire de M. Brunschwicg. Étranges procédés de critique ! On recherche avidement tous les emprunts faits par Pascal à Y Apologie de Raymond de Sebaud et, quand on en vient au Mystère de Jésus on se contente de nous renvoyer au texte des deux Testaments. Quand M. Mâle s’est proposé d’étudier à fond l’art pieux du moyen âge, il est allé droit aux livres pieux dont cet art s’est constamment inspiré, et, tout de même, M. Brunschwicg aurait dû nous dire dans quels auteurs spirituels l’auteur des Pensées préparait ses méditations A . Je ne parle pas ici piété, mais science, mais critique rigoureuse. Pascal n’a fait que traduire, à sa façon immortelle, la dévotion de ses contemporains et de ses ancêtres. Qui n’a jamais suivi de « retraite spirituelle » n’est pas en mesure d’étudier Pascal.
Hâtons-nous d’ajouter que M. Brunschwicg a magnifiquement racheté tant de fautes d’action et d’omission envers le texte de son auteur. Compagnon de Pascal, aussi longtemps, du moins, que le papier des grands écrivains résistera aux outrages des siècles, la postérité, négligeant certaines pages malheureuses de l’Introduction et du commentaire, n’aura que des louanges pour le bon travailleur qui a édifié aux oeuvres de Pascal un temple si vaste et si beau. Mais quoi qu’il ait fait déjà par cette édition, et quoi qu’il
1. Pascal semble avoir lu la Vie de M. de Renty, par le P. Saint-Juré. Du moins, Jacqueline lui en parle-t-elle comme d’un livre qui leur était connu à tous deux.
LA CONVERSION DE PASCAL
prépare encore, rien n’égale et n’égalera jamais le rare service qu’il vient de rendre aux lettres françaises. Grâce à lui, grâce à la noble maison qui a revendiqué l’honneur d’éditer ce magnifique travail, nous pourrons désormais, loin des pupitres maussades de la Bibliothèque nationale, à notre aise, à nos heures, et chez nous, tenir, contempler, palper, j’ose dire, enfin, vénérer les plus saintes reliques de notre littérature, le manuscrit autographe des Pensées. Ces brouillons griffonnés par une main mourante, ces notes intimes d’un chrétien qui, certes, ne croyait pas confier ses secrets à d’autres qu’à Dieu, c’était déjà un miracle qu’un tel trésor fût parvenu jusqu’à nous. Après tant et de si étranges vicissitudes, un second miracle met ce trésor à notre portée, sauve ces papiers de la destruction et les éternise. L’inestimable édition de Port-Royal, il s’en fallut de si peu qu’elle ne parût jamais ; l’édition Faugère, précédée par les fanfares de Victor Cousin ; enfin, comme dernière étape, la gloire de l’édition phototypique ; en vérité, n’est-ce pas là une histoire unique, et les fidèles de Pascal n’ont-ils pas le droit de conclure qu’une providence particulière veille sur la fortune des Pensées !
L’exécution de cette édition est parfaite. Pour nous guider dans la lecture de ces photographies souvent indéchiffrables, M. Brunschwicg a placé en regard, sur un papier plus humble, le texte imprimé. On peut donc, selon son goût, ou bien relire bonnement l’imprimé en se donnant l’illusion de vérifier sur le manuscrit les pages que l’on sait par cœur; ou bien s’en prendre désespérément à l’autographe jusqu’à ce que, de guerre lasse, il faille recourir à