‹ L'inquiétude religieuse. Deuxième sérieChapitre 66 sur 112 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

l’inquiétudè religieuse

Ces paroles eurent précisément nn effet tout contraire à celui qu’elles cherchaient. Adam crut y voir celle idée d'une compensation pour le tort ineffaçable , celle commode tentation de se tranquilliser intérieurement en se disant que le mal aura les mêmes fruits que le bien... Rien ne l’indignait davantage...

— Il n’est plus temps, monsieur. Un homme doit s’imposer des sacrifices pour se garder de faire le mal; mais une fois que le mal est fait, aucun sacrifice ne peut le défaire... De quelque façon que l’on arrange les choses maintenant, elles seront dures. Il y a une sorte de malheur qu’on 11e peut pas réparer i.

On trouve dans Middlcmarch — en moins tragique — une réplique de celte scène. Fred. Viney vient de faire perdre une grosse somme d’argent aux parents de la jeune fille qu’il aime. A cette nouvelle Marie Garth ne voit que la douleur de ses parents et néglige de dire un mot de consolation au coupable qui se désole auprès d’elle.

— Pour rien au monde, je n’aurais voulu vous faire cette peine, Marie, vous ne me pardonnerez jamais !

— Et la belle affaire, que je vous pardonne, répondit-elle passionnément. Est-ce que ça rendrait à maman l’argent que depuis quatre ans elle gagnait péniblement afin d’envoyer Alfred au collège ? Elle sera bien avancée, n’est-ce pas, si je vous pardonne!

Et voici que ces exemples, choisis pour montrer que la vraie sympathie nous impose une constante surveillance sur nous-mêmes, font voir une fois de plus comment dans cette doctrine le bon sens or-

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