‹ L'inquiétude religieuse. Deuxième sérieChapitre 67 sur 112 · Adam Bede, ch. XL VIII · texte numérisé non relu

Adam Bede, ch. XL VIII

LA RELIGION DE GEORGE ELIOT

donne et contrôle tout. La première manière — et non pas la plus facile — d’aimer le prochain est d’essayer de ne lui causer aucun mal. Viendront ensuite les preuves directes d’alfection, les attentions aimables, les délicatesses prévenantes. Petites choses, sans doute, nous pouvons si peu, mais que nous devons chercher d’autant plus assidûment, accomplir avec d’autant plus de joie : « Ah ! comme nous pouvons nous faire du bien les uns aux autres par quelques paroles d’amitié — et on en a si souvent l’occasion — tandis qu’il est beaucoup plus rare de pouvoir faire à ses amis un bien plus réel b »

Le plan de ce travail m’interdisait toute discussion proprement littéraire de l’œuvre de G. Eliot. Il n’est pas besoin non plus de marquer les limites et les insuffisances de la religion qu’on vient de décrire. « Cette foi de Romola dans la bonté, a dit Hutton, dans le sacrifice, cet amour des petits enfants... tout cela serait un pauvre rêve s’il n’y avait pas un Christ éternel pour donner une vie réelle à ces fantômes. » Juste critique, mais qui s’arrête à la surface des choses. Ne serait-il pas plus exact de voir dans la doctrine de George Eliot une survivance rayonnante du christianisme? N’a-t-elle pasé crit elle-même : « Je ne vois pas de plus belle devise que ces trois paroles de saint Paul et la sagesse du monde n’est pas près de les dépasser : « Restent maintenant la foi, l’espérance, mais la plus grande de toutes les vertus est la charité 2. »

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