‹ L'inquiétude religieuse. Deuxième sérieChapitre 79 sur 112 · Memorials , p · texte numérisé non relu

Memorials , p

2. Ces Vers sont la parodie d’une pièce qui est dans toutes les anthologies anglaises.

l’assimilation des PRINCIPES CATHOLIQUES 223

Mais déjà, pour juger et condamner son œuvre, Tait n’avait plus besoin des conseils et des sollicitations de son ami. La lumière lui venait maintenant, abondante et cruelle, de la violence èt du fanatisme où se laissaient aller les hommes de son propre parti. L’évêque de Manchester, Frazer, menait cette fougueuse avant-garde et on allait voir une fois encore, comme au temps de Wesleyetde Newman, qu’iln’est pire danger pour l’Église anglicane que les évêques anglicans.

L’évêque de Manchester, écrivait enl8801’évèque d’Ely au doyen Lake, ne semble pas soupçonner le moins du monde qu’il vit et agit à un de ces moments critiques où les chefs d’une Église peuvent tout pour la renouveler ou pour la détruire, selon que oui ou non ils sauront tâter avec exactitude le pouls de leur temps et assouplir le mécanisme d’une loi rigide aux nécessités d’une époque de transition1.

Il s’agissait bien de souplesse. L’imagination surexcitée de cet excellent homme lui représentait qu’il y allait de toute l’Église et que sa mission, à lui, était non seulement de crier au feu plus fort que ses frères de l’épiscopat, mais d’isoler violemment le foyer incendiaire de tout contact avec le reste du bâtiment.

C’est à peine une métaphore, puisque — chose vraiment remarquable à la fin du dix-neuvième siècle — on put voir des ministres anglicans conduits en prison, sur la demande de leur évêque, pour contravention à la loi que quelques années plus tôt le primat d’Angleterre avait fait passer.

Lake, non content d’aller visiter les condamnés, les défendit généreusement dans la presse.

Page 1