Memorials , p
l’inquiétude religieuse
N’en déplaise, écrivait-il au Times, le 22 décembre 1880, n’en déplaise à un évoque de qui nous pensions être en droit d’attendre une vue plus large des choses, tout ritualisme n’est pas enfantillage. Le dévouement et l’abnégation des leaders de ce parti auraient pu les préserver au moins de cette accusation. Pour n’en rien dire de plus, le ritualisme est la manifestation de l’ardente piété de ces hommes, et cette manifestation est chère à plusieurs des âmes les plus religieuses parmi nous...
On voit le progrès qu’ont fait dans sa vie intérieure des idées qui auraient étonné et gêné les premiers disciples de Newman. Lake se garde encore d’aller aussi loin que les ritualistes, mais il les comprend, il les approuve dans l'ensemble et il est de cœur avec eux.
Tant s’en faut que je sois moi-même gagné à toutes les pratiques des ritualistes extrêmes. Plusieurs de ces pratiques ne sont à mes yeux qu’une faible imitation de l’Église de Rome, mais nous devons beaucoup à ce mouvement...
On dira que l’Église doit couper court à toute divergence qui tend à un schisme ; mais, je vous le demande, y a-t-il jamais eu dans l’anglicanisme (et je pourrais ajouter, dans l’Église de Rome) un mouvement de réforme qui, pour un temps, n’ait paru tendre au schisme. Dans l’Église romaine, l’introduction de chaque nouveau grand ordre religieux semblait toujours dangereuse. On ne les accepta jamais qu’aAree beaucoup d’hésitation, et une fois cordialement acceptés, ils sont devenus les plus solides soutiens de l’Église. Je sais que la politique de notre Église a toujours été différente. Elle a rejeté de son sein les enthousiastes irréguliers, chassé les premiers puritains, chassé Baxter, chassé les wesleyens, et enfin elle n’a pas eu de cesse que le docteur Newman ne l’ait quittée. L’expérience ne nous a donc rien appris i.