Ibid., p
DE LA FOI AU DOUTE
lent cacher aux autres et à elles-mêmes quelque secrète souffrance. Green souffre en effet ; il se sent étranger dans cette paroisse où tout le monde l’aime pourtant.
On est bon pour moi, mais on ne comprend pas mes « quixotisms » et je n ai que cela qui vaille la peine d’être compris... on a une soif insatiable d’affection et on tourne le dos à tout le monde pour se renfermer misérablement en soimême. Ma bonne humeur s’en va, je suis impatient, nerveux, j’agace tout le monde et quelque chose à quoi je sais bien que je dois résister comme à une mort hideuse me conseille de me noyer dans mes livres et de laisser le genre humain se débrouiller sans moi l.
Il y a là sans doute une lassitude de poitrinaire, un découragement de savant, mais je ne me trompe pas en assignant une autre cause à cette détresse.
Tout me glisse entre les doigts, la foi, la doctrine. Tout devient irréel... je touche au déisme, où m’arrêterai-je 2 ?...
En juin 1867, il écrit à Freeman :
Je me sépare de plus en plus de l’Angleterre et de la politique anglaise, il may be from English religion too .
On se rappelle les belles idées qu’il développait naguère avec tant de flamme sur le rôle historique de l’Église. Que tout cela maintenant est loin de lui ! Rendant compte à Freeman d’une conférence de Stubbs, leur ami commun :
Elle a fini, écrit-il, sur une tirade religieuse, sincère évidemment chez Stubbs, ruais qui a dû paraître bizarre à l’au-