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celle première révolte, légèrement romanlique, conlre la prose de chaque jour, G. Eliot arrivera à plus de bienveillance et de justice. On cherchera en vain plus tard quelque trace d'aigreur ou de rancune dans ces romans où elle écrira le poème de l'insignifiance de certains esprits de femme et oi^i elle racontera, avec tant d'iudulgence amusée, presque attendrie, les solennels enfantillages de tante Pullet, de la vieille Mme Linnet et de Monna Brigida. Mais, à l'heure où nous sommes, niaiseries ou duretés pèsent sur le cœur et l'imagination de la jeune fille ; comme Maggie, elle a peut-être quelque fois tressailli cruellement quand, au beau milieu d'une lecture captivante, la voix de son père interrompait brusquement le rêve : « Eh bien ! Maggie, où sont mes pantoufles, faudra-t-il que j'aille moimôme les chercher M »
Pour mieux rattacher aux pages les plus touchantes de ses livres, les réalités de sa vie intime, on voudrait que dans l'anxieuse monotonie de cette jeunesse tourmentée, le petit clocher de Shepperton ait sonné pour Marie-Anne les heures douces, le recueillement, la paix, la joie. On sait bien que l'incrédulité va venir, mais il paraîtrait si naturel que l'église couverte de lichens, que ces fenêtres gothiques formées avec des débris incohérents d'anciens vitraux, et la musique de la Bible anglaise, et même