‹ L'Inquiétude religieuseChapitre 22 sur 108 · Cross, p · texte numérisé non relu

Cross, p

2. Ibid., p. 593. Cf. aussi, O. BROWNrNG (G. Eliol), p. 71, une léLlre à Mme Bodichon : / do wish to see more of human life.

rafrection qu'ils peuvent donner. C'est peu de chose, elle le sait bien, mais ce peu lui est cher. « J'ai une joie d'enfant, écrit-elle, devant chaque témoignage d'amitié sincère '. » « Ce matin, — le malin du jour del'an 1878, — pendant que toute malade je déjeunais mélancoliquement dans mon lit, une gentille créature a laissé pour moi à la porte un beau bouquet avec ce petit mot : « Que chaque année vous soit de « plus en plus heureuse, et que la bénédiction de Dieu « soit toujours sur l'immortel auteur de Silas Mar- « ner'-. » Aucune de ces attentions ne passaitinaperçue et de son côté, G. Eliot se prêtait cordialement à quiconque venait lui demander de continuer plus directement l'apostolat de ses livres. Avec la joyeuse et vaillante tendresse de son premier compagnon, cela suffît en somme aux besoins de sa vie aimante, elle ne songe pas à chercher plus haut, derrière le voile, une affection meilleure, un autre usage de son cœur.

J'en ai dit assez pour que l'on s'étonne moins de voir le souci de l'au-delà tenir si peu de place dans l'existence de l'auteur d'Adam Bede. Certes les traits de caractère que nous venons de parcourir ne sont pas fatalement incompatibles avecl'intensité du sentiment religieux. Pour ne pas quitter le siècle et le pays de G. Eliot, Gordon nous le montre bien, ce Chinese Gordon si occupé, si amusé du prodigieux spectacle qui se déroule incessamment à ses yeux, et en même temps absorbé par le travail de la vie intérieure, avide d'un commerce direct et familier avec

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