Ihid., p
3. Ibid., p. 356. T/ie spiritual blighl Ihal cornes wilh nofaith.
je sens que je pourrai le supporter, car j'ai cherché secours au bon endroit et je me suis abandonnée à ceux à qui, en fin de compte, il faudra bien nous abandonner un jour ^
Religion pour le peuple, dira-t-on. Non pas, et la fière Romola elle-même fera taire son orgueil pour demander une règle de conduite à Savonarole.
Les dogmes lui importaient peu et elle n'avait aucun goût pour les prophéties du Père... elle lui avait soumis son esprit et était entrée en communion avec l'Église parce que ainsi elle trouvait une satisfaction immédiate à cette faim de perfection morale que ni sa culture antérieure ni sa première expérience du monde n'avaient assouvie. La voix du Père Girolamo avait fait surgir devant elle, en dehors des joies et des affections personnelles, une lin de la vie, et comme sa propre nature ne se sentait pas assez forte pour vouloir cet idéal, elle se soumettait à toutes les pratiques de l'Église, dans le désir et l'attente d'une force supérieure. La question pour elle n'était pas de voir clair dans des questions de controverse, mais d'entretenir cette flamme de sentiment désintéressé qui pourrait changer sa vie désolée €n une vie d'activité et d'amour -.
Ainsi — n'est-ce pas bien étrange et significatif ? — plusieurs des romans de cette incroyante sont religieux. Elle qui a commencé à douter du christianisme à la vue de l'indifférence religieuse des personnages de Walter Scott, elle qui va fonder pour «Ile-même une morale toute humaine, ne songera pas cependant à demander à ses plus chères héroïnes le sacrifice de la pensée etdusecoursdeDieu.Pouréviter une tentation hideuse, comment ferait la douce Janet si elle ne courait pas trouver le prêtre et celui-ci, à