Ibid., p
haut symbole du sentiment religieux que l'histoire de Thumanité ait connu, et, je m'intéresse ardemment à la vie intérieure des chrétiens sincères de tous les temps. Je n'ose plus condamner catégoriquement beaucoup de choses contre lesquelles je me révoltais, il y a dix ans. Je me trouve aujourd'hui trop ignorante et d'une sensibilité morale trop limitée.
Si elle parle ainsi ce n'est pas uniquement pour se séparer des libres penseurs que, pris en masse, elle n'aime guère ' ou pour rompre plus complètement avec (( Tintolérance, soi-disant philosophique, la plus odieuse de toutes- ». Elle reconnaît maintenant avec une conviction profonde « Tefficacité morale que donne toute foi sincère et la rouille spirituelle qu'entraîne le manque de foi ^ ». Qui sait même si, pour être compris et pratiqué du plus grand nombre, l'idéal moral ne doit pas descendre des abstractions, s'humaniser, s'incarner dans la volonté souveraine d'un Dieu très puissant et très bon ? Et comment ferait la bonne Dolly Winthrop si une théologie sommaire et confiante n'éclairait pour elle les obscurités du chemin ?
Eh bien ! maître Marner, il n'est jamais trop tard pour changer de conduite. Vous qui n'avez jamais mis les pieds à l'église, on ne peut pas imaginer le bien que ça vous ferait d'y aller. Car, moi, je me trouve plus heureuse et plus rassurée que jamais, quand j'y suis allée et que j'ai entendu les prières et les cantiques à la louange de Dieu comme M . Macey les entonne, et les bonnes paroles de Crackenthorp. Surtout les jours de communion I Si quelque ennui m'arrive,