‹ L'Inquiétude religieuseChapitre 32 sur 108 · JaneVs repentance, eh. XXV · texte numérisé non relu

JaneVs repentance, eh. XXV

La chose est donc claire. Dès qu'elle a pris définitivement conscience d'elle-même, G. Eliot a rétracté au moins implicitement la plupart de ses premières accusations contre le christianisme. Elle ne lui reproche plus maintenant que de ne pas être la vérité. A ses yeux, Janet s'abuse quand elle croit sentir la présence divine, mais la vertu de cette jeune femme ne perd rien à s'aider ainsi de la pensée du ciel. Un temps viendra peut-être où les âmes seront plus détachées et plus fortes, mais enfin pour l'instant, les philosophes ne nous proposent rien qui soit décidément supérieur à la bonne vertu chrétienne qui s'anime par la pensée de la récompense ou la peur du châtiment et qui trouve un secours dans les humbles pratiques de la religion.

A toutes ces choses religieuses qu'elle comprend et admire chez les autres, elle participe à sa façon par un vague désir mêlé de plus vagues regrets. « Je me trouve naturellement et sans effort, écrivait-elle en 1873, à M. Cross, entraînée dans le courant de toute communauté qui se réunit pour adorer le Dieu suprême, et, n'était d'autres raisons qui me retiennent de le faire, j'irais régulièrement dans les églises pour y jouir de cette délicieuse émotion de fraternité humaine que je trouve dans toute assemblée religieuse. L'essence môme de ces assemblées est de s'unir fortement dans la reconnaissance d'une même foi et doctrine spirituelle qui nous élève à une obéissance volontaire et nous affranchit de l'esclavage de nos passions ^ . »

Une autre lettre, écrite quinze ans auparavant, nous

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