‹ L'Inquiétude religieuseChapitre 58 sur 108 · M. Gilfil's loue slory, ch. I · texte numérisé non relu

M. Gilfil's loue slory, ch. I

n'est peut-être que lataxie d'un homme autrefois très solide et très sain...

Ainsi de notre bon vieux curé. Il est bizarre et noueux comme un chêne dont on a saccagé les branches et que cependant la nature avait dessiné pour en faire un arbre royal*.

Dans le Mill on Ihe Floss un personnage tout à fait secondaire, Tavocat Wakem, lêle rogue et dure de l'homme qui ne connaît que les affaires, a lui aussi sa chambre secrète, un souvenir analogue d'amour et de deuil. Son fils le sait bien et qu'on peut beaucoup attendre de ce souvenir. Après une scène de colère, Wakem remontera, vaincu et soumis, dans l'atelier de Philippe et permettra au jeune homme d'épouser la propre fille de ce Tulliver qui l'a insulté et qui a manqué le tuer.

Wakem s'arrêta un moment devant le portrait deMaggie.

— Tout de même, Phil, dit-il enfin, elle ne ressemble pas à ta mère. Elle est plus belle. Je l'ai vue à l'église, des yeux, des traits diablement jolis... mais ta mère paraissait plus douce, avec ses cheveux châtains ondulés et ses yeux gris, comme les tiens. Tu ne peux pas bien te la rappeler. C'est si dommage que je n'aie pas fait faire son portrait...

— Eh bien ! ne voudriez-vous pas pour moi de ce même bonheur ? Il n'y aura jamais dans votre vie de lien aussi fort que celui qui vous unit, il y a vingt-huit ans, à ma mère, et que depuis vous avez toujours resserré.

— Ah ! Phil, lu es le seul homme qui sache ce qu'il y a de meilleur en moi, dit Wakem en tendant la main à son fils. Restons unis s'il y a moyen, et maintenant, que dois-je faire? Dis-moi. Faut-il que j'aille moi-même faire la demande à cette héroïne aux yeux noirs *.

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