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l'assimilation des phincipls catholiques 221
lisme, campé dans quelques-uns des quartiers pauvres de la capitale, commença d'agiter l'opinion. La situation était difficile. L'évêque rendait justice au dévouement admirable de cette extrême droite de son clergé, mais, homme politique avant tout, il ne pouvait s'aventurer jusqu'à lui donner publiquement raison. L'émeute, cependant, grondait autour des paroisses « romanisantes » et de toutes parts la foule et le clergé, périodiquement affolés par l'ombre de « la grande enchanteresse » — c'est l'Église de Rome — demandaient des mesures répressives. Arrivé dans ces conjonctures au faite des dignités anglicanes (1868), Tait ne montra ni plus d'indépendance, ni une intelligence plus clairvoyante de ce grand mouvement religieux, qui, à travers bien des imprudences et des enfantillages, ne cessait de progresser. Il fit passer en 187^, à la Chambre des Lords le Public Worship Régulation Act^ mesure imprudente et dont quelques évèques allaient indignement abuser. Cependant, malgré tous ces actes de politique et de faiblesse, Tait penchait de plus en plus vers la modération et vers la paix. C'est que, de près ou de loin, Lake ne cessait pas de prendre énergiquemcnt auprès de lui la défense des inculpés. N'ayant pu réussir à arrêter le bill de 1874, il essayait d'amener doucement l'archevêque à tenir cette mesure pour non avenue et à se joindre lui-même au mouvement.
Votre meilleur moyen d'avoir la paix, lui disait-il, en août 1878, est d'accepter le ritualisme. C'est de ce cô lé-là que souffle l'esprit religieux de notre époque et vous n'avez rien de mieux à faire que de vous préparer de diQérentes façons à développer la beauté des cérémonies du culte. Si
VOUS ne vous y mettez pas, je ne vois, pour vous chef de 1 Église, d'autre alternative que de vous rallier à la stagnation du slatu quo, le pire des dangers pour une église. Il faut que vous avanciez iyou musl moue) et aussi bien en religion qu'en politique, donner au peuple quelque chose qui le prenne...
Je crois qu'on peut faire beaucoup, quanqiiam in re difftcili, et je ne veux pas que vous passiez aux yeux de la postérité pour le grand homme qui a retardé le déluge, de façon à lui permettre de noyer plus complètement ses successeurs '.
Un autre jour, craignant que l'archevêque ne donnât sa faveur à une machination antiritualiste qui essayait de faire supprimer les prières aux funérailles, Lake change de style et écrit au fils de Tait un assez macabre message.
Mon cher Crawfurd, faites-moi le plaisir de lire, à haute voix, ces vers à déjeuner ; ou, s'ils vous semblent trop funèbres, tout de suite après le service :
UN ENTERREMENT SILENCIEUX 'Aç/t£7:t£xoTw ùvliuyô) xoLi ày.aT(x<jzoi.TOi.
On l'enterra silencieusement à la nuit tombante,
Sans prières ni hymnes de deuil.
Selon le rite lugubre du sinistre John Knox,
Et à la flamme d'une chandelle d'un sou.
Son corps ne fut béni dans aucune abbaye ! A quoi bon ?
Et on ne le drapa dans aucune robe sacerdotale... Mais il fut conduit au lieu du repos
Vêtu d'un manteau de Genève -.