Guardian, 5 décembre 1881. Cf. Memorials, pp
ce rôle, que parce que c'était là une occasion excellente de suivre chez un esprit modéré la marche incessante d'un même mouvement religieux. Sans rompre aucunement la belle unité active et progressive de sa vie, d'autres soucis, vers ce temps-là, l'absorbaient davantage. Ce n'est pas ici le moment de le suivre, soit lorsqu'il intéresse toute l'Angleterre à la restauration de la cathédrale de Durham, soitlorsqu'il étend et transforme l'Université, dont il est le chef. Nous voulions voir le type du clergyman, du haut dignitaire anglican, au point où Fa conduit la double influence de la formation universitaire et du mouvement d'Oxford. Il me semble que le voici.
Lake en est l'exacte image. En le regardant vivre, nous voyons un type nouveau de clergyman s'ébaucher et arriver en quelques années à un rare degré d'excellence. Chez lui, comme chez ses principaux collègues d'Oxford ou de Cambridge, nous voyons peu à peu se fondre cette majesté glaciale qui, chez les évêques, doyens ou chanoines d'autrefois, tenait lieu trop souvent de science et de vertu. A l'ancienne raideur succède un grand air de vraie noblesse, une dignité simple, légèrement contrainte au premier abord par une inguérissable timidité, mais qui bientôt laisse paraître beaucoup de grave et accueillante bonté. Fierté et indépendance ont crû avec le mérite personnel. Jamais « loyalisme » ne fut plus sincère, jamais les primats de Gantorbéry ne furent écoutés avec plus de respectueuse déférence, et cependant jamais on ne résista avec plus de vigueur et de constance aux exigences tyranniques des deux pouvoirs ' .