Leiters. p
M. Green, pourquoi maman est allée au ciel ? C'est que Jésus la voulait. » Je me demande si le rédacteur de la Salurday en aurait su plus long que cette philosophe de quatre ans. Pour le moment, elle est très embarrassée de savoir comment on pourra bien là-haut se retrouver. « Maman est un ange maintenant, comment la reconnaîtrai-je quand jarriverai au ciel ? Ah ! j'y suis, elle viendra au-devant de moi et me dira qu'elle est ma maman... » ,
« Irez-vous au ciel, M. Green ? Oh ! oui, vous y viendrez avec nous, et nous serons, de nouveau, tous ensemble. » — Qu'on est petit et misérable devant un enfant ! La demande de celle-ci me trotte dans la tôte.« Irez-A'ous au ciel? » et je ne sais que répondre. C'est peu philosophique, très contraire aux saines doctrines, mais le ciel m'est bien plus cher maintenant (ju'il y a là-haut quelqu'un que j'aime — et cependant je ne puis pas dire avec ma petite amie : « Oh ! oui. » Les impressions qui semblaient si profondes senvolent si vite, l'Éternité qui se montrait derrière cette tombe, se dérobe de nouveau et le ciel qui semblait si près se recule de plus en plus... Prie pour moi, Dax, comme moi pour toi, pour que nous puissions répondre à la demande de cette petite avec son « oh ! oui * ».
Mais le travail persistant auquel il se livrait n'était pas de nature à relever cette foi déjà — comme on le voit — très ébranlée. Il avait d'abord entrepris d'écrire une histoire de l'Eglise anglicane, de cette Église du passé capable d'une merveilleuse adaptation aux besoins du présent, de cette créature of repeated compromises, essentiellement modérée, essentiellement illogique. Telle quelle, jadis, elle l'attirait, mais maintenant il renonçait à en raconter l'histoire, parce qu'il lui paraissait impossible « d'attacher l'étiquette d'Église à une quelconque des