Lima. Revenus, 308, i
24 G- DESDKVISES DU nEZEKT
liers des fondations, des cliapellenies et des œuvres pies dépendant du Tribunal.
En 1772 le budget du Saint-Office de Lima présenta un superavit réel de 335 pesos et 5 réaux, mais cette heureuse circonstance, due sans doute au zèle exceptionnel d'un employé', ne se représenta plus ; l'Inquisition contracta des dettes, ne paya ses fonctitKinaires qu'avec des retards et finit par être obligée d'en réduire le nombre =.
Charges. — Les biens du Saint-Office paraissent avoir été longtemps exempts des charges qui pesaient en Espagne sur les biens ecclésiastiques. On trouve seulement la trace d'une consignation annuelle de 23.000 pesos due par le Tribunal au Conseil de la Suprême. Cette taxe avait pu être payée au temps de la grandeur du Tribunal, quand les confiscations rapportaient encore cJiaque année de grosses sommes. Au XVIII' siècle, le Tribunal se trouva hors d'état de la fournir.
En 1654 Lima avait envoyé à la Suprême 73.344 réaux ou 4.956 pesos'. De 1701 à 1748, le Tribunal aurait dû fournir 546.136 pesos et n'envoya en réahté que 272.568 pesos; il devait en 1748 la consignation de vingt-quatre années*. .\ partir de cette date, il n'est plus question de la consignation des 22.000 pesos.
L'Inquisition de Lima envoie toujours des fonds en Espagne, mais ce sont les cautions déposées dans ses caisses par les prétendants à ses emplois, et ces fonds ne représentent, en
I. Arch. hist. nat. Inquisition. Lima. Dépôts. 307, 1792. Le dir de la Conladuria gênerai de Madrid déclare que le budget du Saint-OfSce de Lima de 1772 est le plus régulièrement dressé qu'il ait trouvé dans-