‹ L'inquisition aux Indes espagnoles: a la fin du dix-huitième siècleChapitre 2 sur 59 · I. — TRIBUNAL DE LIMA · texte numérisé non relu

I. — TRIBUNAL DE LIMA

Personnel, — Le Tribunal du Saint-Office de Lima comprenait en 1764 vingt -deux personnes. Les juges d'Inquisition étaient au nombre de deux seulement, ce qui était contraire à la règle générale du nombre impair des juges. En cas de désaccord, les Inquisiteurs s'adjoignaient d'ordinaire un secrétaire ou l'avocat fiscal. Le titre d'inquisiteur, très envié et très recherché, conférait une formidable puissance à celui qui en était revêtu. D'inquisiteur on pouvait devenir évêque ' .

Théoriquement, le juge d'Inquisition était inamovible, cependant on a des exemples d'inquisiteurs destitués parla Suprême. C'était une fort grosse affaire, à en juger par l'aventure de l'Inquisiteur Christoval Sanchez Calderon. En 1 749 eut lieu une inspection générale du tribunal de Lima, à la suite de laquelle l'inspecteur Pedro de Arenaza crut devoir signaler Calderon aux rigueurs du Conseil de l'Inquisition à Madrid. Le 12 décembre 1749, le Conseil décida de révoquer Calderon et le manda à Madrid. En 1762 l'accusé n'avait pas encore obéi et continuait à e.xercer ses fonctions à Lima, comme si la Cour Suprême n'eût rien dit. Le 12 septembre 1762, un nouvel arrêt ordonna l'embarquement immédiat de Calderon pour l'Europe, le déclara déchu de son siège depuis le jour où il avait eu connaissance de la résolution du 12 décembre 1749

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