‹ L'inquisition aux Indes espagnoles: a la fin du dix-huitième siècleChapitre 25 sur 59 · Payé aux officiers subalternes pour · texte numérisé non relu

Payé aux officiers subalternes pour

quatre mois de gages 882 p. 6 r. 2 m.

Les dépenses du Tribunal ne dépassaient

doncpas 12.134 p. 5 •"■ ^^ '"■

et le receveur soldait ses comptes en accusant un boni de 6.012 pesos 5 réaux 1 1 maravédis '.

Dix ans plus tard, dans l'exercice compté du 31 juillet 1771 au I" août 1772, on constate une recette de 9.808.964 maravédis d'argent ou 38.466 pesos, et une dépense de 9.518.455 maravédis, ou 37.327 pesos". La fortune du Saint-Office accuse une augmentation assez sensible.

En 1781, le receveur général déclare avoir reçu 4.469 pesos 3 réaux 8 maravédis pendant une période de 40 jours, ce qui donnerait plus de 40.000 pesos pourl'année entière, à supposer

I. Arch. hist. nat. Inquisition. Cartagena. 331, 1761. î. Id., ibid. 33J, 1781.

que les recouvrements fussent toujours aussi abondants, mais ■on peut être tombé sur une période de recettes. Les dépenses sont, au contraire, extrêmement minimes: 156 pesos seulement ; on ne peut en rien conclure pour les dépenses de l'année entière. Ce qui est plus intéressant, c'est de constater qu'il est dû au Saint-Office. 4.670 pesos 3 réaux i maravédis par des débiteurs en retard '.

En 1783 les revenus montent à 40.049 pesos 4 réaux 7 maravédis, mais les débiteurs redoivent encore 2.173 pesos et 17 maravédis. Les paiements effectués représentent un total de 37.876 pesos 7 réaux 7 maravédis ^

Au commencement du xix* siècle, les exercices des années 1801 et 1802 présentent des recettes de 65.480 pesos 2 réaux 4 maravédis, et 44.411 pesos 6 réaux 10 maravédis de dépenses, ce qui porte les recettes de l'année moyenne à 32.740 pesos I réal et 3 maravédis et les dépenses à 22.205 pesos 7 réaux 17 maravédis K

De tous ces détails se dégagent quelques constatations intéressantes. Le Saint-Office de Carthagène parait avoir été à peu près aussi riche que celui de Lima et s'être, comme lui, appauvri à la fin du xviii' siècle. Les ressources sont les mêmes à Carthagène et à Lima; elles consistent essentiellement dans le revenu des canonicats réservés, et des créances hypothécaires au taux de 5 0/0. On comprend aisément comment le Saint-Office pouvait s'appauvrir par la ruine de ses débiteurs, la disparition de ses gages hypothécaires, les paiements en retard. On voit moins bien comment il pouvait s'enrichir; l'enrichissement ne peut s'expliquer que par l'augmentation du produit des canonicats ; ce produit, dépendant des dîmes prélevées sur certains domaines, s'accroissait avec les progrès

1. Arch. hist, nat. Inquisition. Carthagùne. 331, 5 nov. 1781.

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