Id., (W(/. 331, 1801 et i8oî
■de la culture et les facilités du commerce ; aussi le voit-on suivre en général les fluctuations de la prospérité générale, grossir pendant la paix, diminuer pendant la guerre. Le Saint- Office pouvait encore augmenter ses revenus en restreignant ses dépenses et en reportant le boni d'une année au chapitre des recettes de l'exercice suivant. Il pouvait aussi recevoir des dons, soit pour l'entretien des prisonniers ', soit pour des fins pieuses. On ne voit pas que le Saint-Office de Carthagène ait joui de patronages et ait possédé de nombreuses fondations comme celui de Lima. On remarque, d'autre part, que presque tous ses capitaux sont hypothéqués sur des maisons de la ville et non sur des domaines. On peut conclure de tous ces faits qu'il se trouvait dans un milieu moins favoralile à son développement que celui de Lima. Carthagène n'était pas le siège d'une vice-royauté, une cité relativement lettrée, pai- -sible et dévote, c'était un poste militaire important, un grand port d'échange, un marché, une ville d'affaires; le Tribunal n'y avait pas le même prestige que dans une capitale civile, dotée d'une riche bourgeoisie ; plus d'une puissance rivale se dressait devant lui et contrariait ses progrès.
La diminution de son personnel, le titre de licencié que -portent ses juges, le nombre très restreint des prisonniers détenus dans ses prisons, les aumônes qu'il reçoit pour leur entretien, tout semble indiquer une institution en décadence et à la veille de sa ruine.
j. Arch. hist. nat. Inquisition. Cardiagêne. 331, 1761.
Le receveur avait reçu de différentes personnes 603 pesos 20 réaux et 3 maravédis pour la nourriture des prisonniers et n'avait dépensé que 452 pesos 6 réaux.
, DESDEVISES DU DEZERT