‹ L'inquisition aux Indes espagnoles: a la fin du dix-huitième siècleChapitre 39 sur 59 · ld.,iiid. 70, 1S · texte numérisé non relu

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Rerue Hltpanîque. G 5

G. DESDEVISES DU DEZEUT

tant soit peu en dehors de la loi commune. Le Saint-Office enquêtait sur les dénonciations qui lui étaient adressées, mais ne parait pas en général les avoir prises très au sérieux.

On trouve mention d'enquête contre Antonio Gribaldo, natif du Puerto de Santa Maria, suspect de judaïsme (/w SQSpechas de ftidio) ', contre le Génois Antonio Caba, accusé d'être juif', contre Fray Francisco Javier Olivoz, exclu de l'ordre de Saint-François, comme judaïsant', contre Francisco Blanco, natif d'Andalousie et habitant de Piura, pour propositions malsonnantes et sentant le judaïsme». Joseph Fernandez, habitant de Truxillo, est accusé de judaïsme ; le fiscal de l'Inquisition conclut lui-même à l'abandon du procès. L'accusation n'est pas prouvée, Femandez est im homme renfermé, qui vit sur sa terre, sans commercer avec personne ; on l'a vu tuer des brebis, on en a conclu qu'il était juif; le soupçon est vraiment trop léger et l'accusation trop gratuite ^ Juan Dorado, marchand de Lima, tenant boutique dans la rue du palais, aurait frappé une image du Christ; le fait n'est pas prouvé''. Le Portugais .\ntonio Correa, Antonio Becerra, en son vivant artilleur de la place de Valdivia et Antonio Ribera, dit le Sicilien, résidant en la ville de QuîHeta, au diocèse de Santiago du Chili, ont été accusés de judaïsme : le fiscal conclut à l'abandon de l'affaire ; la dénonciation ne tient pas debout et pourrait même n'être que l'effet d'une simple calomnie^. En 1784, treize causes de judaïsme pendaient encore devant le Tribunal, mais sur ces treize affaires, onze étaient regardées comme sans importance, et il y avait peu d'espoir qu'on put

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