‹ L'inquisition aux Indes espagnoles: a la fin du dix-huitième siècleChapitre 40 sur 59 · ïd.,iiii · texte numérisé non relu

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jamais arriver à donner corps aux deux dernières, y las dos restantes con poca e&peranza de que pueda adelantarse su justificacion ',

Un long mémoire du fiscal du Saint-Office, Juan Ignacio de Obiaga, nous lait connaître tout un procès pour cause de judaïsme et montrera avec quelle discrétion les Inquisiteurs procédaient en la matière au xviii' siècle. Le i8 février 1774, le fiscal de l'Audience de Quito avertit le fiscal du Saint- Office qu'un juif se trouvait dans la ville ; le délégué de l'Inquisition alla aussitôt conférer avec l'évèque et l'arrestation immédiate du juif fut décidée, aussi que la mise sous séquestre de tous ses biens. On trouva peu de chose, parce qu'il se méfiait et avait mis ses bardes chez d'autres individus que l'on ne connaissait point ; on pensait du moins mettre la main sur 2,000 pesos, dès que l'Audience aurait rendu son jugement de mise sous séquestre. L'accusé avait la physionomie d'un mulâtre f on n'avait trouvé chez lui aucune image de piété, si ce n'est sous son lit quelques images qui auraient appartenu au corrégidor de Lambayèque. D'après les témoignages recueillis, Bernardo de Silva serait très peu recommandable ; il se serait enfui d'autres colonies espagnoles sans payer ses dettes et aurait été condamné aux travaux publics par le gouverneur de Porto Bello. Il résultait du témoignage de deux juifs convertis, originaires de Curaçao et établis à Carthagène, que Silva était bien juif et exerçait au moment de son arrestation les fonctions de fondé de pouvoirs de D' Manuela Melcliora Gomez Hidalgo, qui avait un procès pendant devant l'Audience de Quito,

Le Juif se défendit très habilement. II fit remarquer tout d'abord qu'à l'occasion de l'affaire de D' Paula, il était «n procès avec le fiscal qui le dénonçait et avec le greffier qui adhérait à la dénonciation. On prétendait invoquer contre lui

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