Le premie
r inquisiteur faisait
obïervei que Foz ne pom-a
être un
72 G, DESDEVISES UU DHZEKT
s'était dénoncé lui-mênje, ce qui devait lui mériter l'indulgence du Tribunal. Ils pensaient qu'une abjuration secrète de formali et une réclusion de deux années dans un couvent, où l'on compléterait son éducation religieuse, suffiraient à sa punition. Ils étaient d'avis de lui faire grâce de la confiscation '. En 1765, D* Rosa Argote, religieuse professe au monastère de Sainte-Claire de Cuzco, résidant au monastère de Sainte-Claire de Cochabamba, fut accusée de judaïsme, d'hérésie, de sorcellerie et pacte avec le démon. Huit témoins assuraient qu'après avoir été une première fois réprimandée par le Saint-Office, elle était retombée dans ses erreurs et dans ses désordres et le fiscal déclarait que la procédure régulière appelait la vérification des témoignages =, Dix-neuf ans s'écoulèrent sans qu'il fût donné suite à l'affaire, mais, sans qu'on sache exactement pourquoi, le Saint-Office résolut tout d'un coup de la reprendre et de la poursuivre. Le 13 février 1784. Faustino Mendoza, commissaire de l'Inquisition à Cochabamba, reçut l'ordre de faire une enquête sur ta vie et les
1 Fra
chez les Espa* . Les .'ésuïtcs, répandre celle
;riminalci
hérétique national, puisqu'il n'y avait plus d'hérétiques qualiUcaleurs semblent avoir parta^'é l'opinion courante gnols que les Français sont des manières d'hérétiquei ennemis du jansénisme, avaient beaucoup contribué à opinion.
I, Arch. de Sim. Inquisition. Lima. 70, 1760.
a. Id., ibid., U juin 1765 : « El abogado fiscal, en los 1 de la fé que sigue de olîcio contra D* Rosa de Argote, religiosa dei convento de Santa Clara de Cochabamba, dice que despues de la deniincia espontanea que hizo de varias culpas y la abjuracion que le concedio V. S. de ellas, con diferentes precauciones espiriluales, abu. sando de ellas, résulta de la sumaria de ocho tesligos que ha delinquidn en varias proposiciones hereticas de judaismo y apostaaia, acompafiandolas con hechos correspondientes, por loqual esta en estado la causa de que se saque extracto, y se caliliquen los dichos y hechos de este reo, para pedir lo demas que haya lugar en derecho. — Secreto y Junio 11 de 1765- — D° Juan Ignacio de Obia^a. "
■mœurs de la religieuse et d'expédier son rapport par retour du courrier'. Le 25 avril suivant, le commissaire écrivait qu'il s'était acquitté de sa tâche et avaitobtenu tous les renseignements désirables, par l'entremise d'un moine franciscain qui servait d'homme d'affaires aux religieuses de Sainte-Claire. La sœur Rosa avait été amenée à Cochabamba à la suite d'une fugue qu'elle avait faite de son couvent, et ses désordres avaient donné passablement d'ennuis à ses supérieurs, mais elle semblait revenue maintenant de ses erreurs et menait une vie très religieuse et exemplaire". L'affaire en resta là encore une fois.
1. • Aviendo recivido el oficio de V. S. de 13 de febrero del afio que ■corre, no puedo menos que representarle haver llegado el correo que le «onduxo en el mismo dia de su salida, para impedirme la punCualldad en su obedeciniiento à buelta del mismo correo. La aica penetracion de V. S. considerara que para la execucipn del informe que me encargo -sobre la vida, coscumbres y opinion de la rellgiosa D" Rosa... son indispensables aigunos pasos que no pueden evacuarse en el corto tiempo que ofrecen las présentes circunstancîas, y en esta virtud lo practicare en el venidero correo con aquella exactltud que corresponde à mi ministerio. — Cochabamba y marzo 15 de J784. — D" Faustino Mendoza. »
2. < En vista del superior orden de V, S. de 13 de febrero de este présente aflo, à lin de que me informe con todo cuîdado y secreto si D" Rosa Argote, monja profesa de! convento de S'* Clara de la ciudad de Cuzco, de donde la trasiadaron al de esta villa, y saber si vive como corresponde à EU estado, y en que opinion esta tenida por las religiosas de este monasterio, he averiguado con la correspondiente cautela, mediante un Tcligioso de San Francisco, que en aquel tîempo adminîstrava las rentas del monasterio, y es de loda gravedad y buena opinion, que abra el ■espacio de diez y ocho 6 veinte artos, la volvio à conducir â su convento de! Cuzco el P. lector jubilado Fray José Arraflo, por orden que tubo de -EU provincial Fray Pedro José de la Huerta, por el niotivo de aver escalado esta leligiosn las paredes de este monasterio, de donde hizo fuga, y la encontraron los mtnislros de j usticia ocho o diez léguas distante de esta villa, en compafiia de una criada que saco de las monjas. conquien iba à
pies y en traje de llebandose en una mantilla los abitos de religîosa.
Por lo que mira à su vivir correspondiente à su estado, ha sabido
G. DESDEVISES DU
Un procès beaucoup plus grave (ut celui du docteur Gregorio de La Pana. De nombreuses lettres écrites par lui à ses parents ne laissent aucun doute sur l'ardeur et la sincérité de sa vocation. S'il entra dans les ordres, c'est qu'il le voulut, et ses supérieurs rendirent tout d'abord hommage à ses vertus exemplaires, mais la discipline pesa d'un poids trop lourd sur ses épaules ; à l'âge de vingt-six ans, il se laissa aller aux fureurs du pecado ne/ando,et. fut condamné à vingt-quatre ans de détention dans un couvent « pour apaiser les ardeurs de la sensualité sous la maturité de l'âge ». La sentence fut extrêmement sévère. Il fut déclaré blasphémateur, hj-pocrite, illuminé, simulateur de révélations feintes, faux prophète, dogmatisant, hérétique formel. Il dut abjurer en auto public, revêtu du san benito à croix de saint André entière, le 6 juillet 1785 '. Son nom tout entier fut écrit sur la porte de la cathédrale appelée porte des Juifs. Cependant le Tribunal ne poussa pas son droit jusqu'aux extrêmes ; le san benito ne fut pas
del mismo modo que con sua desarreglos daba mucho que hacer à las religiosas, y que sobre ciertas supersticiones que la hnvlan observado el predicho P. Leclor jubilado Fray José Arrailo, y el P. Fray Ignacio Errano del orden de nuestro padre San Francisco, dieron cuentu al D' D. José Miguel del Castillo, comisario que era del Sanlo Oficio en esta villa y su proi-incia, pero en el dia me aseguran personas djgnas de loda fe que se halla' vlva en su convento de aquella cludad del Cuico haciendo una vida muy religiosa y eiemplar. Que es quanto he podîdo indagar sobre esie asumpto. — 14 abril J784. D. F;iustino Mendoiia, comisario del Santo Oficio. >
I. Arch. de Sim. Inquisition. Lima, 6 juillet 1785 '■ " Tesiimonio de la causa de fcc corelusa y sentenciada conira el D' D. Gregorio de la Peila y Callao, natural dei pueblo de Yanegas, provincia de este nombre, en el reyno del Pero, por proposiciones hereticas. Fue declarado por blasfemu, hipocrila, iluso, fingidor de revelaciones, faiso profeia, dogmatiianie y hercge formai, y como tal ubjuro estando en forma de pénitente con sanbenito de aspa entera, y las demas insignias en auto publicn que t« celebro en la Sala de la Audicncia à puerta avieria el mierwles 6 d» julio de 1785. »
exposé avec le nom du coupable dans la cathédrale de Lima ; Gregorio appartenait à une famille relativement distinguée ; son père était régidor de la ville de Tarma et député des mines de Guarochiri, Yauli et Pasco.
Peu à peu le silence se fit et le malheureux père, qui avait d'abord accepté l'épreuve avec l'humilité et la résignation d'un saint, conçut l'espoir de faire réformer la sentence infemante ; une tante et un oncle du condamné partirent pour l'Espagne, afin de plaider auprès de la Suprême la cause du prisonnier, ses anciens supérieurs lui rendaient pleine justice et déclaraient ne pouvoir attribuer qu'à la folie les actes honteux qui lui étaient reprochés ; ils ajoutaient que jamais ils n'avaient noté en lui la moindre trace d'hérésie.
Le Tribunal parait s'être fort inquiété de ces démarches et, pour en combattre l'effet, écrivit à la Suprême. On ne manquerait pas de représenter au Conseil qu'il y avait des intérêts respectables à ménager, mais cela était faux, « le coupable appartenait en réalité k une famille de métis, il était métis lui-même et si ses parents avaient quelques relations avec certaines bonnes familles de la ville, ils n'en étaient pas moins métis eux-mêmes ».
Il est probable que l'oncle et la tante de Gregorio arrivèrent en Espagne avant la lettre du Tribunal de Lima, et obtinrent tout d'abord quelques bonnes paroles des juges de Madrid, car le 20 octobre 1790, le Père gardien du couvent de Chillan où Gregorio avait été renfermé se plaint de son prisonnier. « II avait été pendant quelque temps d'une sagesse exemplaire, mais il a entendu dire que la Suprême lui faisait grâce du san benito et des autres pénitences et il s'est immédiatement relâché, poussant l'impudence jusqu'à se déclarer absous et indépendant de l'autorité du Saint-Office de Lima.»- Tant de clémence n'existait que dans son imagination. Les juges de Lima écrivirent à Chillan « que la sentence du 6 juillet 1785 n'avait rien perdu de sa force et qu'elle devait
G. DESDEVISES DU DEZERT
être exécutée dans toute sa rigueur, que le condamné devait en être averti et menacé de peines beaucoup plus sévères, s'il ne se montrait pas plus obéissant à l'avenir ». Pour plus de sûreté, le Tribunal demanda des renseignements sur Gregorio au commissaire du Saint-Office à Chillan et apprit par lui que le malheureux « s'était encore dérangé ; il ne se confessait plus, il ne communiait plus ; à peine s'il allait à la messe. II avait refusé de prendre un directeur, donnant pour raison qu'il n'y avait personne au collège de Cliillan qui fût capable de le diriger' ».
En 1791, une grave affaire se produisit à Quito, un Français, nommé Pierre de la Condamine, fut arrêté par le marquis de Miraflores, chevalier de l'ordre de Charles Ilf, et premier alcade de la ville, au moment même où le commissaire du Saint-Office allait procéder lui-même à son arrestation. I^e Français était accusé d'avoir dit que le Saint-Esprit ne procède ni du Père, ni du Fils, mais est une personne particulière et indépendante ; il aurait aussi blasphémé contre la Vierge*, il se serait conduit comme un furieux, il aurait déclaré, au milieu d'une compagnie espagnole, que la théologie et !a science oratoire étaient des pestes et que les Français seuls entendaient quelque chose à la philosophie. Il aurait provoqué une discussion avec un moine, il lui aurait oté ses lunettes des yeux, il lui aurait barré le chemin de la retraite, et comme le moine le traitait avec mépris de juif et d'athée, il lui aurait répondu qu'il se moquait de l'excommunication. Le Français de son côté niait comme un diable tous les propos malsonnants qui lui étaient attribués, il se disait bon catholique, protestait de sa foi â tous les enseignements de l'Eglise et rejetait sur l'ivresse toutes les folies qui avaient pu lui échapper. On lui avait fait goûter tant de liqueurs variées
. Arch. de Sim. laqui
. Lima. 70, 1791.
« Que la Virgen era una p... y pario por obra de
qu'il en avait perdu la tète. Un autre Français, Charles Magron, né à Paris, et tourneur de son état à Quito, déposait l'avoir vu ivre le soir de la Saint-Louis, jour ovi il aurait proféré les blasphèmes qui avaient motivé son arrestation.
En rendant compte de tous ces faits au Tribunal de Lima, le commissaire du Saint-Office de Quito l'avertissait que la - situation ne semblait pas sûre et que l'opinion publique n'était pas favorable à l'Inquisition. Le marquis de Miraflores n'osait soutenir le conâit avec le Saint-Office, mais sa déférence était ouvertement blâmée par les avocats de la ville. Les témoins, que le commissaire eût voulu faire déposer contre le Français, se récusaient les uns après les autres ; il ne trouvait plus autour de lui l'obéissance accoutumée '. Le Tribunal de Lima ne vit en tout cela qu'une scène d'ivresse et Pierre de la Condaraine en fut quitte pour la peur d'être brûlé.
En 1793, le D' Manuel Lorenzo de Vidaurre y Encalada^ avocat de l'Audience royale de Lima et docteur de l'Université dé San Marcos, fut dénoncé au Saint-Office pour avoir énoncé des propositions hérétiques. Il avait lu un Wvre français intitulé Histoire des Évangiles, où l'on prétendait que le plus ancien n'avait été rédigé que trente ans après la mort de J.-C. Il avait dit « que si Dieu n'existait pas il adorerait comme Dieu une certaine femme ». Le Tribunal ordonna son arrestation, mais l'autorisa à demeurer en liberté provisoire et ne l'obligea qu'à se présenter une fois par semaine au Saint-Office pour y faire constater sa présence. En 1804, il demanda à passer en Espagne, on le lui refusa, mais la Suprême consentit enfin à s'occuper de son affaire. Elle lui remit l'amende de 500 pesos qui lui avait été infligée et le condamna à six mois de réclusion. Le 18 août 1806, le Tribunal lui fit remise de la réclusion vu la bonne conduite qu'il avait observée au
. Arch.de Sim. Inquisition. Lima. 70, 27 août 1791.
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cours de sa longue détention préventive. En rSo;, l'affaire fut définitivement classée et mise aux Archives '.
Un Biscaïen,capitaine du navire Z.aConce/c/(ïK, fut dénoncé en 1805 par les logeurs chez lesquels il était descendu et le Saint-Office ne voulut point tout d'abord ordonner l'arrestasion, parce qu'il y avait inimitié grave entre le dénonciateur et le capitaine José Arvide. Celui-ci avait séduit la nourrice d'un fils de son hôte et cette action était réputée criminelle dans le pays, parce qu'on croyait qu'elle pouvait coûter la vie à l'enfant. Un peu plus tard, d'autres témoins déposèrent de faits précis et la prison fut ordonnée, mais le coupable s'était réfugié à Buenos-Ayres, où le vice-roi refusait absolument de prêter main-forte au Saint-Office. Il y vivait caché, et le Tribunal n'avait plus d'autre ressource que de porter les faits à la ■connaissance delà Suprême',
Nous avons rencontré dans les précédentes affaires quelques rares mentions de livres prohibés; la lecture de pareils ouvrages ne devait pas être aux Indes un délit fort commun, vu que les livres y étaient rares et les lecteurs plus rares encore peut-être. On trouve cependant, en 178g, la trace d'un créole lettré, et le Saint-Office a eu la bonne idée de nous laisser le catalogue de sa bibliothèque ; nous le donnerons en appendice. Le propriétaire de ces livres n'était point le premier venu ; il s'appelait Miguel de Gijon y Léon, chevalier de Saint- Jacques, comte de Casa-Gijon. Dans une lettre écrite par lui au Tribunal, le 26 janvier 1791, il se défend avec énergie contre l'accusation d'hérésie dont il est l'objet et attribue les calomnies qui l'accablent à la rancune d'un méchant prêtre, Miguel de Vidurreta, auquel il a dû interdire sa maison. Cet impudent n'a pas tenu compte de la défense, s'est présenté chez le comte « ivre comme de coutume » et
I. Arch. de Siin. Inquisition. 70, 1793-1804. I. Arch. de Sim. Inquisition. Lima. 70, 1805.
L INQUISITION AUX INDES ESPAGSOLliS 79
■comme les domestiques cherchent à lui feire entendre qu'il ne sera pas bien reçu, il s'écrie à haute voix : «Je ne lésais que trop bien, car je ne suis pas Voltaire et je ne viens pas de Genève. » Or cet homme ne sait pas le français et ne peut par conséquent parler d'aucun livre écrit dans cette langue, il ne peut savoir « tout ce qu'a écrit d'ironique ce très grand esprit (Voltaire) malheureusement dévoyé ». Le comte déclare en outre n'avoir aucun ouvrage de Voltaire dans sa bibliothèque. Le Saint-Office n'osa pas aller plus loin. Le dossier fut mis aux Archives le 9 juin 1791 ',
Le Saint-Office devenait donc prudent et commençait à .sentir le vide se faire autour de lui. II avait perdu beaucoup de son assurance. L'Institution tombait en discrédit.
n. - TRIBUNAL DE CARTHAGENE
En étudiant les dossiers provenant du Tribunal de Carthagène des Indes, nous avons parcouru tout d'abord un registre un peu ancien ', qui nous a paru fournir quelques particularités
[. Arch. de Sim. Inquisition. Lima, 70, 1789. 2. \à..,iUd. Cartagena. Causas de ta fé. 44, 1651-1666. 1668.— P. Juan Onofre, de la Compagnie de Jésus, pour délit de sollicitation déshonnéle dans l'acte de la confession.
— Bartolomé Barques Buesso, prêtre, promoteur fiscal de l'évéque, querelle avec le prieur de Santo-Domingo.
— Diego Carcamo del Pozo, bigamie.
1667. — Pablo de Orejuela, habitant de Santa-Fé, laboureur, accusé
d'hérésie.
1666. — Miguel Arias del Valie, natif d'Utrera, judaïsant. 1(163. — Bentura de Alegria, natif de Guernica (Biscaye), bigamie. 1661. — Sebastien Caibo, habitant de Pamplona (Nouvelle-Grenade),
bigamie.
1679. — Audition d'un P. Jésuite, le P. Miguel de Polanco, qui déclare
avoir à dénoncer quelques personnes, notamment le P. Diego
Solano, religieu.^ de ladite Compagnie, et le P. Juan de Santiago,
80 G. DESnEVISES DU
intéressantes. A côté des mentions ordinaires de sollicitations déshonnêtes, de sorcellerie, de bigamie, nous rencontrons deux allusions à la torture, que nous n'avions point trouvées dans les dossiers du xviii' siècle à Lima.
Quelques espèces présentent un certain intérêt. On voit un Père jésuite inquiété en 1516 par le Saint-Office pour avoir dit dans un sermon « qu'Adam serait mort, même s'il n'eût point péché, parce que sa nature physique était formée de principes contraires et sujets à la corruption ». Un autre religieux est poursuivi pour avoir dit qu'il y avait plus grand péché à souffleter un More qu'un crucifix, et pour avoir en parlanf désigné du doigt le crucifix de l'autel. 11 avait expliqué sa pensée cd disant que le More vivant était la vivante image de Dieu, tandis que le crucifix n'était qu'une image morte et qu'un morceau de bois'.
Le procès du docteur Georges de Villalobos fournit la
recleur du Collège de Santa-Fé, pour avoir révélé le secret de la confession. Le Saint-Office ne trouve pas le délit sufAsamment
i6s8. — Bartolome del Valle, bigamie. — L'accusé s'est dénoncé lul-
— Sebastien Reinoso, prêtre, sollicitations déshonnêtes en confession. — La cause a été abandonnée.
— Maria Lopez de Aguîrre, mulâtresse libre habitante de Panama, sorcellerie,
^55. — Juan Grave, Hollandais, hérésie,
26^4. — Nicolas Burundel, Français, hérésie. — La cause de cet accusé alla jusqu'à la Suprême, qui, par ordonnance du 7 septembre 1654, ordonna qu'il fût mis à la torture : € Que este re<>sea puesto a question de tormento, ad arbitrium. *
if,^2, — Manuel de Acosta, natif de Lisbonne, juif judalsant et observateur de la loi de Moïse. Il avait été arrêté en 1646 et mis ù la torture ; le procts-verbal porte cette observation : « Seis vuella> rigorosas. > Un arrêt de la Suprême, rendu le 10 septembre 1651, déclara le procès suspendu.