‹ L'inquisition aux Indes espagnoles: a la fin du dix-huitième siècleChapitre 54 sur 59 · Arch. de Sim. Inquisition. Mexico · texte numérisé non relu

Arch. de Sim. Inquisition. Mexico

G. DESDE\'ISES DU DEZERT

maroa dans le diocèse de Valladolid de Mechoacan, fut condamné en 1785 comme sectaire, superstitieux et artisan de sortilèges. Il avait en sa possession une main de mort pour ne jamais se fatiguer. Sa condamnation fut sévère ; pénitence publique, abjuration de vehementi, 200 coups de fouet, bannissement de Madrid et de Mexico, et de 20 lieues à la ronde pendant \ingt ans, quatre ans de réclusion au château de S. Juan de Ulua comme domestique sans gages, mais i! avait volé un manteau appartenant à la Vierge '.

Un écrit anonyme, daté de 1787, nous permet d'entrer dans l'intimité d'une âme supertitieuse mexicaine. C'est mi secret de conscience que devait lire seulement le directeur des âmes mentionnées dans l'écrit. L'auteur est un prêtre assiégé de visions diaboliques. Il voit le démon, il lui parle et note sur un journal les impressions que lui laissent ces redoutables visites : « Jour de Sainte Thérèse, Le démon m'a dit qu'il sentait une grande colère contre moi, parce que j'avais tenu le Christ dans mes mains tandis que je célébrais le Saint Sacrifice de la messe. * Le démon lui apparaît subitement et le remplit de terreur en lui affirmant qu'il l'entend du fond même de l'Enfer. D'autres fois, des anges lui apparaissent- L'un d'eux lui annonce qu'il tombera malade, et la prédiction ne tarde pas à se réaliser. Sa folie est contagieuse, une de ses pénitentes a une vision et croit bien avoir vu un ange ; au nom du Christ, le malheureux fou demande au démon Asmodée si c'est bien un ange qu'a vu Gertrudis'. Profondément respectueux du secret de la confession, les Inquisiteurs gardaient les confidences dans leurs dossiers inviolés et se contentaient sans doute de suneiller de loin les écarts dttj malade, qui leur révélait ainsi sa propre folie.

HÉRÉSIE. — Les causes d'hérésie ne sont pas très nom-^

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