I. Arch.de Sim. Ini;uisitioii, Mexico
IIO G. DESDEVISES DU UEZERT
siens que de les donner aux Inquisiteurs. Il traite d'hypocris^S ^ les exercices de la Sainte École '. « Ceux qui les suivent sor^^^"»-^ tous des négociants, qui au sortir des réunions s'en vont sign^^^^^ sans vergogne les contrats les plus illicites. » Il se moque d^^^^^ coups de discipline que s'infligent les religieux. Il applaudit '
la liberté de conscience. Il parle, en un mot, en vrai philoi*::^^^^— ' sophe, mais vu son peu d'instruction — en matière religieuses^*" sans doute — les qualificateurs se contentent de le déclarez ^=^^ suspect de vehementi. Il fera pénitence dans la salle d'audience "^^^^—du Tribunal, en présence de douze commerçants, ses con- *^^ frères ', il fera un mois d'Exercices spirituels, puis sera conduiV S^ en Espagne et banni à perpétuité de Madrid et des résidence^s ^^ royales î.
Le D'' Jean Santa- Maria ne se confesse pas, ne connaît pas.^^ — * les mystères de la religion et donne l'impression d'un homme -^^'^
sans religion, sans foi ni loi. On l'a entendu émettre des pro-
positions téméraires. Il a d't que l' Extrême-Onction ne peut ^^^^ être un remède pour le corps. Il a prétendu « que la fornication peut en être un, qu'il l'a ordonnée à quelques-uns de ses malades et qu'ils s'en sont fort bien trouvés. » Il lit des livres défendus. On dénonce ce scandaleux au Saint-Office qui le condamne à dix ans d'exil aux Philippines ; mais le Tribunal se ravise et le renvoie en Espagne. Pendant le voyage, il charme ses loisirs en composant des poésies qui montrent en lui un Afrancesaào, assez sympathique à nos yeux*. La