PROFESSEUR D'HISTOIRE A L'UNIVERSITÉ DE BESANÇON
Directeur de la ^i Revue des Questions Historiques ».
Besançon, le 22 Mars 1911.
Monsieur le Vicaire général,
Je VOUS remercie de m'avoir communiqué les bonnes feuilles de votre étude sur Tlnquisitioti ; et, devançant le jugement que ne manqueront pas de porter vos lecteurs, je tiens à vous adresser mes bien respectueuses félicitalions.
Votre livre rendra les plus grands services parce qu'il a été écrit avec le seul souci de la V vérité. Il Texpose avec une entière loyauté, une compétence indiscutable et une clarté qui portera la lumière dans tous les esprits que n'obscurcissent ni la passion ni le préjugé.
« L'Église a besoin de Vérité, dites-vous ; c( elle ne se dérobe pas à la responsabilité de i« ses actes ; elle exige seulement qu'on ne les « dénature pas ». Ces nobles pensées ont inspiré toute votre œuvre. Vous avez abordé de face, sans réticence et sans faux-fuyant, le grave problème de Tlnquisition. Vous n'avez pas ^dissimulé les excès que cette institution a pu commettre à travers les siècles, et vous n'en avez pas été embarrassé ; car vous savez que si l'Église est divine, les hommes qui l'ont servie ont été des êtres fragiles, soumis aux défaillances de la nature ; leurs fautes ne sont que jla conséquence de leur faiblesse etne sauraient ternir, en aucune manière, l'institution surnaturelle dont ils ont été les instruments imparfaits.