‹ L'InquisitionChapitre 2 sur 57 · VI LETTRE DE M. J. GUIRAUÏ · texte numérisé non relu

VI LETTRE DE M. J. GUIRAUÏ

S^affirmant avec une telle netteté, votr loyauté fait votre force.

Pour apporter la vérité à vos lecteurs, vou

avez commencé par la bien préciser à vo

propres yeux. Vous avez étudié les textes et le

auteurs qui parlent de l'Inquisition. J'ai eu Toc

casion de faire, pour mon compte, les même

recherches, et j'ai reconnu, en vous lisant, l

documentation abondante et solide qui se dis

simule modestement derrière la simplicit

voulue de vos pages. Elle assure à vos informa

tions la force invincible de la science. Aussi, j

ne crains pas de déclarer que quiconque vou

lira, avec le seul désir de s'instruire, compren

dra le rôle de l'Inquisition au Moyen âge. Le

hérétiques qu'elle eut à réprimer lui apparai

tront, non seulement comme des hétérodoxe

qui combattaient les enseignements de l'Église

mais aussi comme des rêveurs malfaisants o

des prédicants dangereux, qui menaçaient dari

leurs doctrines, avec Tordre social établi en c

temps-là sur la Vérité catholique, les principe

universels et nécessaires sur lesquels s'appui<

en tout temps, toute société.

En émettant cette conception, vous voi rencontrez, non seulement avec des historier catholiques, tels que Monseigneur Douai mais avec des indifférents tels que M. Luchai: et des protestants tels que M. Lea ; ou plutô en leur compagnie, vous rendez hommage à vérité historique, qui s'impose à tout espi loyal et sincère.

Chaque jour, on rend de plue en plue jltsti

LETTRE DE M. J. GUIRAUD Vil

rinquisitioli du xiii^ siècle ; nous en avons 3ur preuve l'aveu significatif que vous citez ) rhistorien Lea : « Nous reconnaissons, sans hésiter que (en ce temps-là) la cause de Torthodoxie n'était autre que celle de la civilisation et du progrès ».

Il n'y a plus que les primaires bornés et les istoriens de mauvaise foi pour décrire les horlurs du Sac de Béziers et répéter le mot apo- •yphe : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les ens ».

Les ennemis de l'Église aiment mieux insister IV l'Inquisition espagnole avec ses autodafés t ses bûchers. Vous les avez suivis sur ce terîin brûlant ; et, à leurs affirmations haineuses, ous avez opposé les jugements éclairés de otre loyale critique.

Après vous avoir lu, j'ai mieux compris omment, établie par l'Église, l'Inquisition n'a as tardé à devenir un tribunal plus royal u'ecclésiastique, plus espagnol que catholique; t, dès lors, je me suis demandé s'il est de onne foi de faire retomber uniquement sur Église des actes dont la monarchie espagnole st presque entièrement responsable et que laintes fois le Saint-Siège a blâmés.

Ce n'est pas d'ailleurs par une habileté 'avocat que vous rejetez sur l'Espagne la resonsabilité des bûchers : j'en ai pour preuve bs raisons par lesquelles vous nous faites comprendre l'Inquisition espagnole elle-même.

Quelque rigueur qu'ils aient montrée, ses tribunaux ont rendu à la Patrie de signalés

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