‹ L'InquisitionChapitre 12 sur 57 · Lettre d'Innocent III, du 9 mars · texte numérisé non relu

Lettre d'Innocent III, du 9 mars

erre Sainte, à moins de risques et à moins ï frais, les seigneurs se levèrent avec un

I élan qu'à Rome on en fut surpris, presse inquiet.

Les détails de l'opération militaire im- )rtent peu à notre sujet : ce fut la guerre pc le cortège de misères qu'elle traîne |talement après elle.

II n'y aurait rien à en dire si des histoens protestants ou libres-penseurs, plus •ucieux de leur passion que de la probité (Stoiique, n'avaient exploité, avecune toute irticulière mauvaise foi, contre l'Eglise,

Sac de Béziers, en prétendant que ce assacre avait été froidement prémédité et, Taux soldats qui hésitaient dans la crainte égorger pêle-mêle les catholiques avec les thares, le légat avait donné cette consigne uvage : « Tuez-les tous^ Dieu saura bien connaître les siens ! »

Les manuels scolaires n'onteu garde d'ou-

erce mot atroce. Ils l'ont mis en vedette ^.

. AuLARD, Hisloire de France^ Cours moyen, p, 35. RoGiE et Despiques, p. 34. — E. Devinât, p. 14. — Brossolette, p. 22, été.

La vérité, cest que si le vicomte Béziers, protecteur avéré des Cathares, s'était point obstiné follement dans sa r sistance, la croisade eût pu se terminer sans effusion de sang, par le seul effet l'intimidation des rebelles et par la répn sion des hérétiques anarchistes, sous Vi tion normale des tribunaux.

La vérité, c'est qu'on a tout fait pc épargner la vie des habitants, s'ils cons( talent à livrer les sectaires notoires à justice. Il est prouvé aussi que ce sont routiers, ces ribauds indisciplinés, pillai et paillards, « impies comme nos modem dit Michelet, et farouches comme des b bareswS la plaie et l'appoint obligé ( armées de ce temps-là, qui ont fait le coi Les chefs n'étaient pas maîtres de le troupes, écrivent les légats : « Il y a dî l'armée trop de gens qui sont avec nous corps, mais non d'esprit » ^.

1. Cf. Michelet, (Sur les mœurs des routiers), HiSi de France, Liv. iv, ch. 7.

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