E. Vacandard, Vie de S. Bernard, T. II, p
rères Prêcheurs spécialement fondés pour
rude apostolat*.
N'a-t-elle pas multiplié, par la voix des )nciles, par des appels directs, pressants, s instances auprès des gouvernements et s princes : « Agissez ; faites votre devoir ; :)uvernez ; appliquez les lois ! L'hérésie 3uleverse vos états ; elle mine le terrain )us vos pieds ; elle fomente la révolution : îfendez-vous, défendez vos peuples, déndez le patrimoine commun de la Société
de la Religion ! »
N'a-t-elle pas prêté main-forte aux aurités locales, en leur envoyant des légats
ur faciliter la recherche, l'examen des
rétiques?
Et c'est parce que ses avertissements, ses »^ances, ses menaces sont restés à peu près ms écho que la papauté débordée a été îienée, par la force des choses^ à des riueurs extrêmes ^.
1. J. GuiRAUD,S. Dominique, p. 31, 36, 40. — Bolland., 2ia SS., 4 août.
2. LucHAiRE, Innocent III et la Croisade des Albigeois, 41, 68, 115. — HÉFÉLÉ, Ximenès, p. 271.
Le roi de France, Philippe-Auguste, so licite à cinq reprises, de prendre l'initiativ et la direction du mouvement, s'était d( robe, sans contester toutefois le bien-fond de la croisade. En guerre avec les Anglai qu'il débusquait des provinces de TOuest, avait allégué la nécessité où il se trouva de réserver toutes ses forces pour cett expédition i.
L'appel du pape ^ n^en eut pas moins u retentissement considérable dans toutes le régions du Nord et de l'Est, parce qu' répondait au sentiment, aux préoccupatior du pays.
Séduits par les faveurs spirituelles qu'o leur offrait, les mêmes qu'aux Croisés ci
1. Philippe-Augusle avait même répondu au paj que s'il voulait lui obtenir, du roi d'Angleterre, ui trêve de deux ans, et faire lui-même tous les frais ( la Croisade, il ne refuserait pas d'en prendre le cor mandement. C'était une façon polie de signifier s( refusa Innocent III, car les finances pontificales dé fortement obérées par la croisade de Terre-Sainî n'étaient pas en état de supporter une pareille char^ (Cf. LucHAiRE, op. cit., p. 118-127).