LucHAiRE, p
I 2. « La papaulé a été un pouvoir essentiellement modérateur qui réagit aussi bien contre les intempérances de la foi que contre les iniquités et les coups de force des laïques >» (Luchaire, p. 37).
56 L^JNQUISITION
Cathares. La ruine de la puissante Maiso de Toulouse leur enlevait un solide appu Toujours malfaisante, mais plus circon.^ pecte, la Secte se tapit un moment dan Tombre des sociétés secrètes et pôursuiv sournoisement sa besogne de désagrégatio sociale. Elle n'était pas vaincue. Le fe couvait sous la cendre pour se rallume bientôt. L'Eglise et l'État restaient sur 1 défensive.
Parallèlement à ces événements, peu peu, dans tous les pays contaminés, un législation s'était formée, si bien qu'a XIII*' siècle, partout, les lois civiles punie saient de mort le crime d'hérésie, ou, plu exactement, les hérétiques en tant qu'anaj chistes.
Seulement, par cela même qu'ils se a chaient, on en vint à les rechercher. Ce fi le principe de l'Inquisition, qui suppléait rinsuffisance de l'accusation devant laqueli on reculait, par crainte de représailles.
D'autre part, les excès de certaines Coui
nigneuriales trop précipitées et trop viontes, qui sévissaient à tort et à travers, r les moindres suspicions d'hérésie, firent ptir à l'Eglise la nécessité de s'interposer d'instituer une enquête canonique préaiijble qui mettrait les juges civils à l'abri ï ces erreurs.
11 y avait bien, sur place, TEvêque, inqui-
jteur d'office, chargé de veiller sur la doc-
ine et de poursuivre l'hérésie ; mais, in-
dence ou timidité, pour n'avoir pas
iembarras, certains évoques sommeillaient
indis que d'autres étaient débordés.
H Toutes ces raisons, la préoccupation
issi de barrer la route aux empiétements
t l'Empereur Frédéric II, sur ce terrain
î l'hérésie S déterminèrent Grégoire IX,
i 1233, à juxtaposer à l'Officialité diocé-
line pour l'appuyer, la renforcer, la sup-
éer à l'occasion, un tribunal spécial confié
des légats, délégués directs du pape,
rangers au pays, plus indépendants, moins