Llorente, I
Tout hérétique qui spontanément venait
dénoncer et abjurer, n'encourait aucune énalité, sauf, en certains cas, quelques énitences canoniques.
Il est à remarquer que, pendant ce répit, 3S hérétiques obstinés pouvaient parfaitement soustraire leurs biens aux risques de a confiscation, en les liquidant eux-mêmes.
Le temps de grâce écoulé, plus de rémision : la justice suivait son cours. Somnation avait été faite à tous et à chacun l'avoir à se présenter à l'Inquisiteur pour lui signaler les loups et les brebis galeuses, -ilt, à faire ainsi causer tout le monde, on •ecueillait pas mal de renseignements. Les iveux des uns, les dénonciations des autres, a rumeur publique finissaient par tirer de 'ombre les vrais coupables.
L'Inquisition avait sa police, les familiers, fonctionnaires subalternes que le 3euple redoutait, parce que, forts de Timnunité qui les couvrait, ils se montraient ndiscrets et violents ; et, comme le fait l'entraver l'action du St-Office était un délit
très grave et mal défini ^ la moindre qi relie avec ces gens-là po uvait mener tr loin.
Une première information, l'enquête c se poursuivait secrètement par les commi saires, aboutissait rarement à la preuve ; arrivait à établir la suspicion et rien plus.
On cherchait, on provoquait des témc gnages. Sur ce point, la procédure inqu sitoriale s'écartait du droit commun. Alo que les autres tribunaux déclaraient irr cevable le témoignage d^un hérétique c d'un excommunié, rinquisition l'admettai c'était souvent le seul moyen de percer mystère dont la secte s'enveloppait ^, C ne faisait pas connaître à l'accusé- les t. moins qui déposaient contre lui ; on li communiquait les dépositions, mais sar livrer les noms. La crainte trop justifie des représailles avait imposé cette réserv»