‹ L'InquisitionChapitre 38 sur 57 · Cf. Lymborch, Histoire de V Inquisition, Liv. I, ;h · texte numérisé non relu

Cf. Lymborch, Histoire de V Inquisition, Liv. I, ;h

même attitude et s'efforceront d'enrayer 1 mal K

C'est à dire que, loin d'être complices, le Papes furent gênants. Leur censure vigi lante et sévère devint vile importune au Souverains. Ils lui barrèrent la route, pa un premier décret (1498) qui défendait, som peine de mort, à tous ceux qui étaien allés chercher un appui auprès du Pape de rentrer en Espagne ; puis, par un second qui interdisait, sous la même peine, la pu blication, dans le royaume, des actes di St-Siège contre l'Inquisition (1509). |

Ainsi couverts par TÉtat, les juges ei vinrent à résister ouvertement au pape^

1. Cf. HÉFÉLÉ. Ximenès, p. 324. — G. Romain. L'In quisition, p. 42.*

2. Cf. Balmès. Le Protestantisme... T. II, p. 402. - Llorente, II, 181.

3. « L'inquisiteur général et le Conseil du SainI Office refusent de se soumettre aux bulles du Pap( toutes les fois que les dispositions ne leur convien nent point, sous prétexte que les lois du royaume n( le permettent pas » (Llorente, I, Préf. xx).

— « Les Inquisiteurs d'Espagne ont constammen défendu leurs droits, avec tant de vigueur, qu'on les ; vus refuser plusieurs fois d'exécuter les Brefs apos

supprima des Brefs ; on éluda les apis en précipitant Texécution des senices ; et les choses allèrent si loin que ^on X, en 1519, excommunia, par-dessus tête de Charles-Quint, qui les protégeait, en dépit de ses menaces, le grand Inquieur et ses complices. Désespérant de lincre cette coalition des moines espagnols du pouvoir civil, il s'apprêtait à destituer, un coup, tous les inquisiteurs en charge, )ur s'appuyer davantage sur les Evêques, rsque l'élection de Charles-Quint au trône

piques lorsqu'ils étaient contraires aux décisions rils avaient prises »... « Ils refusent de se soumettre IX décrets du Pape lorsqu'ils sont contraires à ce rils ont résolu, ou à l'intérêt de leur système partiilier. Ils auraient agi autrement s'ils n'avaient été 1rs qu'en s'adressant au roi et en intéressant sa poique, ils forceraient l'autorité royale à s'opposer IX mesures du Souverain Pontife » (Llorente, II, I, 81). — Dans l'affaire des Moresques, au xvr siècle, s papes Clément VII, Paul III, Paul IV, Pie IV, régoire XIII, témoignèrent d'une extrême condesîndance pour faciliter les réconciliations : « les Brefs postoliques n'étaient jamais publiés, mais prompteent ensevelis dans les Archives de l'Inquisition » .LOR. I, 453). — « Les Inquisiteurs ne publiaient pas s Brefs d'Indulgence accordés par la Cour de Rome » bid., 454).

impérial d'Allemagne ^ (1519) ruina projet de réforme. Luther était déjà pleine révolte. On conseillait au nou^ empereur de le soutenir pour peser sur Saint-Siège. Léon X ne crut pas devc jouer une si grosse parti-e ; entre de maux, il opta pour le moindre.

Mais la Papauté ne désarma point. E resta debout l'œil ouvert, la main ferm sinon toujours victorieuse, gênée qu'e fut trop souvent par les exigences de politique.

Quand Paul III, au milieu du xvi^ siée (1542), révoqua tous les pouvoirs inquie toriaux pour concentrer, à Rome, sous s yeux, l'Inquisition pontificale, dans cet Congrégation du Saint-Office^ qui subsis encore aujourd'hui, Philippe II d'Espagj garda à son compte, c'est-à-dire à son se

1. Léon X s'était montré d'abord hostile à Charl Ouint, dans cette élection qui se disputait âpreme à prix d'or, entre l'Espagne et la France. Il ne rallia au roi d'Espagne qu'au dernier moment (C Janssek. V Allemagne à la fin du moyen-âge. T p. 554-568).

Page 1