Bulle Lieel ah iniiio, du 21 juillet
e, Inquisition et inquisiteurs. Il n'en fut î plus à l'aise pour accaparer totalement e institution qui l'était déjà aux trois arts. De ce jour, il en fit sa chose, un trinal royal, une véritable machine d'État *, il opposa au protestantisme ; avec suc- ; d'ailleurs, car la Réforme, la Révolu-
Dès le début, Ferdinand avait créé, à côté du nt Office, un conseil royal de l'Inquisition, dont il nmait les membres, dont il restait le Maître et que Grand Inquisiteur présidait toujours : la Suprême, OR., I, 175; II, 498).
- Déjà sous Ferdinand et Isabelle, les sentences de .quisition étaient rendues officiellement au nom du ivernement, avec ces formules : Leurs Altesses veu- \et ordonnent... LL, AA. pardonnent,,.. (Cf. Héfélé, nenès p. 305).
l'historien L. Ranke, professeur à l'Université de rlin et protestant, affirme qu'au xvi^ siècle, l'Église vait plus aucun contrôle sur l'Inquisition d'Espae. « Les Inquisiteurs sont nommés par le Roi qui révoque à son gré. L'Inquisition se mêle de tout, commerce, de la marine, des impôts... et, sous ilippe II, elle alla jusqu'à déclarer que c'était une •ésie de vendre des chevaux et des munitions à la mce ». C'est un tribunal à la dévotion des princes. LNKE, L'Espagne sous Philippe IL ch. ni, p. 242. inces et peuples, T. I, p. 24). — Joseph I^'^ de Portai (1769) déclare que, de tous les tribunaux de son i^aume, « le Saint Office est celui qui relève le plus ectement de sa personne royale ». Cf. Colleclion ; lois portugaises, T. II, p. :^»97.
tion plutôt de Luther et de Calvin, ne qu'effleurer la Péninsule. L'Espagne a eu sa crise avec les Judaïsants et les mèdes énergiques dont elle s'était ser pour guérir son mal dégoûtèrent pour lo temps les novateurs. L'Inquisition fît 1 fice d'une douane. Elle arrêta à la fronti les doctrines d'anarchie. Elle sauva, i seconde fois, l'unité nationale et préseï le pays de ces guerres de religion qui sanglantèrent le reste de l'Europe, aux 3 et xvii® siècles ^
1. Après avoir expliqué comment le catliolicii était le véritable lien national entre les provinces dissemblables par les mœurs et le tempérament Navarre, de Castille, de Catalogne et d'Andalou Balmès conclut que le protestantisme aurait infa blement rompu Tunité du pays. D autre part, di l'Espagne avait besoin de paix et de cohésion à térieur, pour tenir en mains son immense empire lonial. « En sorte que, de la politique de Philippj dépendait non seulement la tranquillité, mais p être l'existence de la monarchie. On accuse mai) nant ce prince de tyrannie ; s'il avait tenu une ai conduite, on le taxerait d'incapacité ». (Balmès protestantisme comparé au catholicisme, T. I, ch. p. 144. - T. Il,ch. xxvni,p. 203).
Charles-Quint avait recommandé expressémer son fils Philippe II, dans son testament, « une ch
Les Espagnols, non pas les exaltés, les on Quichotte, mais les plus sages, ceux ni ont marqué dans leur pays, des penîurs universellement estimés, vantent très aut les bienfaits de l'Inquisition.
Leur appréciation, certes, a du poids et étranger n'est peut-être pas qualifié pour ?s contredire ; tout au plus pourrait-il réliquer que ces avantages ont coûté trop ^e larmes et trop de sang pour qu'on s'en lorifie. Car enfin, à s^en tenir à l'opinion ourante, au dire surtout des manuels con-
'où dépend le salut de toute l'Espagne, savoir de ne imais laisser les hérétiques impunis ; et, pour cela, e combler de faveurs l'office de la Sainte ïnquisiôn ». (Cf. Lymborch, Histoire de VInquisitiony Liv. I, ti. xxx).
iDans son « Mémoire pour le rétablissement des irères Prêcheurs >» [Mélanges^ p. 185), Lacordaire semle attribuer à Philippe II tous les méfaits de l'Inuisition ; il le donne comme l'inventeur des autos 'agiques « où le supplice devenait une sorte de fête ». lalmès relève ces jugements erronés et remet les hoses au point (Cf. op, cit., T. II, ch. xxxvii, p. 186).
damnés, le nombre des victimes aurait é (( effrayant^; —presque un million deJui en dix ans, et autant de Mores ! — tout i peuple voué aux flammes !^ »
, C'est du délire ! Deux millions en d ans ! Et rinquisition a duré plus de tro siècles ! Mais, rien que pendant ces d années (1482-1492), comme il n'y ava alors que quatre tribunaux d'Inquisition, Séville, à Cordoue, à Tolède et à Jaëj cela supposerait, pour chacun, une moyenr de 139 crémations par jour, sans chômer u seul jour !
D'autre part, les historiens du tempj comme Bernaldez et Ferre'ras, évaluent 160.000 le nombre total des Juifs de Ca.^ tille et d'Aragon ; — et, ce chiffre para; très vraisemblable lorsqu'on voit la plac