Bernard écrit de l'un d'eux, chef de secte : « C
l'IxNQUISITION 41
I Et, vraisemblabtement, ils avaient quellues traits de commun avec ces hérétiques .'Allemagne que le pape Grégoire IX, un lcu plus tard, appellera « des bêtes fauves, véritables bandits, débauchés, sacrilèges, ni répandaient le sang comme Feau, sans gard ni au sexe ni à Tâge, qui avaient cruifié des prêtres et des religieux, brûlé des unes filles, immolé des enfants, incendié es églises et les couvents, à tel point que es fidèles se réfugiaient au fond des forets )Our échapper à la mort et célébrer les nystères ^.
iîi moine apostat qui s'est plongé dans les sales plaiirs de la chair et du vice et qui, obligé par la honte e ses débauches à se dérober à la vue de ses amis lU plutôt forcé de s'éloigner à cause de ses crimes, rre partout comme un vagabond. Il a laissé dans les illes où il a passé, Lausanne, le Mans, Poitiers, Bordeaux, de tels souvenirs qu'il n'oserait y repaaître ». (Lettre 241, au comte de Toulouse).
S.Bernard insiste également, dans ses prédications, ur la corruption des Cathares. Cf. Serm. in Cant. )5. 66.
1. Greg. PP. IX. Épist. 15L Lib. vi. Cf. Mon. Germ. hist. Epist. sœc. xiii. T. I, p. 393. — Raynald. Annal, ad an. 1232 § 6, 7, 8 ; ad an. 1233 § 41, 46, 47 ; ad an. 1237, § 66. — H. Maillet. L'Église et la répression sanglante de l'hérésie y p. 83.
De fait, plus ils se sentent forts, plus i osent. Ils se font appuyer par des bande de soudards, ces routiers, ces truanda sans foi ni loi, mi-brigands, mi-soldats, plu brigands que soldats, toujours prêts à ma cher pour le plus offrant, qui trouvaient 1 nouvelle religion plus commode que l'autr et frappaient d'autant plus volontiers su les curés et les moines, pour le compte de Cathares, que la besogne leur plaisait e qu'ils en tiraient profit.
Un énergumène, Tanchelin (1168), traînait avec lui, dans les Flandres, une band< de 3.000 routiers qui terrorisaient la région
Les habitants du Berri, en 1183, duren livrer une véritable bataille, sous les mun de Chateaudun, pour pacifier leur pays K
Dans le Midi, centre de l'insurrection e foyer de la contagion, c'était partout Tinsé curité, la terreur, des sacrilèges, des bri gandages et des meurtres 2.