Historiens de France. T. XVII, p. 11, note
2. Lea I, p. 142. — J. GuïRAUD, Questions d'histoire p. 38. — Le m* concile de Latran (can. 26) fait une peinture navrante des excès de l'hérésie, dans le Midi
V l'inquisition 43
.es chroniques de l'époque sont remplies méfaits de la Secte. Les Conciles y iennent sans cesse et déplorent l'inertie pouvoirs civils K
^a tâche était lourde, pour la papauté, de lier, dans ces conditions d'indifférence [e mauvais vouloir, au salut de la Chré- Ité. Loin des événements, difficilement peignés, mal servis, en face de ces mille lies puissances féodales ombrageuses et ►uses, les Papes étaient, à la fin du xii^ t\e, à bout d'expédients. Ils avaient beau 'férer, les anathèmes, les excommunica- {S, les sanctions canoniques, qui pesaient 1 encore sur la conscience des princes, )ranlaient plus leur bras ; car il était trop 1 : la justice était désarmée par la mulde des coupables.
Conciles de Toulouse, 1139 — de Latran ii% 1139 i Reims, 1148, 1157 — de Montpellier, 1162 —de :, 1163 — de Latran iii% 1179 — de Vérone, 1184 i Narbonne, 1195, etc.. Cf. Mans L Sacr. ConciL et. T. XXI et xxu.
Et cependant il fallait à tout prix avii Les historiens les plus prévenus coi l'Eglise, entre autres TAméricain pro tant H. Gh. Lea, qui les résume tou dont le parti-pris, souvent malveillant, n pas toujours loyal, Lea, qui se présente public français sous le patronage sig catif de Salomon Reinach, avoue, a] avoir étalé avec complaisance, à côté misères du clergé, la doctrine habilen parée des prétendus réformateurs, que c cette crise, la cause de l'orthodoxie s'i< tifiait avec la cause de la civilisation et si le (^atharisme l'avait emporté sur le tholicisme, l'Europe serait retombée sauvagerie des temps primitifs ^.
1. « Nous reconnaissons sans hésiter que, dar circonstances, la cause de l'orthodoxie n'était que celle de la civilisation et du progrès. Si le c risme était devenu dominant ou seulement l'ég catholicisme, il n'est pas douteux que son infli n'ait été désastreuse. L'Ascétisme dont il faisaii
Le Pape Alexandre III, en 1179, au IIP )ncile de Latran, estime déjà qu'une Croiide était indispensable.
ssion, en ce qui concerné le mariage, aurait inévitaement conduit, s'il était devenu général, à l'extinction 3 Tespèce ; et, comme ce résultat implique une abjrdité manifeste, il est probable qu'on aurait substitué u mariage des unions libres entraînant la destruction e ridée de famille... Si cette croyance, qui faisait un éché de tout effort vers l'amélioration matérielle de i condition des hommes, avait recruté une majorité e fidèles, elle aurait eu pour effet de ramener l'Europe la sauvagerie des temps primitifs. G*e n'était pas eulementune révolte contre l'Église, mais l'abdica- ,Lon de l'homme devant la nature » (Cf. H. Ch. Lea, Ustolre de r Inquisition au moyen âge, T. I, p. l'iO). — i. Tanon, op. cit., p. 10.
— « Ce n'étaient point des sectaires isolés, écrit lichelet, mais une église tout entière qui s'était fornée contre l'Église... Les biens du Clergé étaient paroui envahis » (Cf. MiCHELET, Histoire de France, T. II, ). 469). Ailleurs il avoue, tout en plaidant leur cause, ! qu'ils mettaient en commun, par charité, leurs biens it leurs femmes » {Ibid. T. III, éd. définitive, p. 153).
— « Le triomphe de la Papauté sur les Albigeois, dit 'historien protestant de S. François d'Assise, fut < celui du bon sens et de la raison », p. 40.
— « En poursuivant à outrance le Catharisme, l'Église poursuivait vraiment un office de salubrité publique. Et l'État n'avait qu'à lui prêter main-forte, s'il ne voulait périr lui-même avec tout l'ordre social » [Vacandard, op. cit.. p. 123).
— « On conçoit qu'avec le rejet de toute autorité, la destruction du mariage et la condamnation de la
Trente ans se passent encore avant qu'il nocent 111 s'y détermine. 11 faut qu'il soit contraint par Timminence du dang( et que l'assassinat de son légat Pierre c Castelnau, de son ambassadeur à lui, Ch( de la Chrétienté, lui force la main.
Mais avant d'en arrivera cette extrémit( la Papauté avait épuisé tous les moyen pacifiques.
On ne l'accusera pas de précipitation : ] y avait deux siècles que les sectaires s'in surgeaient contre la société chrétienne.
N'a-t-elle pas d'abord essayé delescon vaincre par des prédications, des discus sions, des conférences contradictoires? U premier effort en 1101; puis les grande missions de S. Bernard avec les cister ciens, en 1147 et 1177 ^ ; enfin, 60 ans plu tard, celles de S. Dominique, avec le
propriété, le Gatharisme ait paru aux contemporain devoir amener, non seulei^ent la ruine du catholi cisme, mais aussi la ruine de la société » (Lavisse e Rambaud, Histoire générale, T. II, p. 271.