‹ L'instant éternelChapitre 72 sur 101 · LA DOUCEUR SUPREME · texte numérisé non relu

LA DOUCEUR SUPREME

Tout m'est de la douleur à travers ma douleur,

La splendeur de l'espace, Et le rythme plus large et plus grand de mon cœur

Quand la musique passe.

Tout fait ombre à mon âme, et le soir m'est amer

Et longue l'heure brève, Et poignant le désir qui m'apporte la mer

Et le vent de la grève.

Oh 1 triste, triste cœur, il n'est pour toi plus rien,

Ni mieux, ni plus, ni pire, Tu fus maudit d'avoir convoité pour tout bien

La beauté d'un sourire.

11 n'est pour toi plus rien. ..Ah I mon cœur, c'est trop peu. ., Et pour ce, pleure, pleure...

Ou, plutôt, las et fier, sous le ciel dur et bleu, Écoute sonner l'heure.

Ta détresse est si grande et ton chagrin si fort Qu'au sort je t'abandonne,

Attends austèrement le vouloir de la mort Et la saison d'automne.

Attends... Il te viendra, pourtant, cette douceur Que rien ne peut te prendre,

La douceur, cœur souffrant, de n'être plus un cœur Et de ne plus t' entendre. . .

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